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Ford veut un plan social pour son site de Blanquefort, annonce Bercy

Ford veut un plan social pour son site de Blanquefort, annonce Bercy
Entrée de l'usine Ford à Blanquefort près de Bordeaux en février 2018NICOLAS TUCAT

Le groupe automobile Ford va ouvrir des négociations pour un plan social sur son site de Blanquefort (Gironde) où l'industriel avait annoncé la fin de la production en 2019, a annoncé jeudi le ministre de l'Economie Bruno le Maire.

"Des discussions pour céder le site à un industriel sont actuellement en cours. A ce stade, une reprise de la totalité des salariés apparaît possible, et l'ouverture d'un plan de sauvegarde de l'emploi ne semble donc pas justifiée", indique M. Le Maire dans un communiqué, précisant qu'il "regrette vivement cette décision".

Fin février, Ford avait annoncé qu'il cessait tout investissement dans son usine Ford Aquitaine Industries (FAI) et que le groupe cherchait un repreneur pour ce site de fabrication de boîtes de vitesses.

Implantée dans l'agglomération bordelaise depuis 1972, l'usine emploie à ce jour quelque 900 personnes.

"Ford manœuvre par étape depuis longtemps. L'Etat, le gouvernement, complices ou indifférents ont une grande part de responsabilité. Pas simple pour nous mais faut réagir. Colère !", s'est indigné jeudi dans un tweet Philippe Poutou, délégué CGT de l'usine et ancien candidat du NPA à la présidentielle.

Selon les syndicats, depuis 2013, Ford a reçu au total 50 millions d'euros de financements publics en échange de la garantie de maintenir un millier d'emplois sur le site pendant cinq ans.

Mais l'accord s'est achevé fin mai, ce qui, selon élus et syndicalistes, n'est pas étranger à l'annonce de Ford Europe de quitter son usine girondine.

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