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France: nouveau retard en vue pour l'EPR de Flamanville, Fessenheim pourrait repousser sa fermeture

France: nouveau retard en vue pour l'EPR de Flamanville, Fessenheim pourrait repousser sa fermeture
Le chantier de l'EPR de Flamanville, le 16 novembre 2016CHARLY TRIBALLEAU

EDF a annoncé jeudi un possible nouveau retard de "quelques mois" du démarrage de l'EPR de Flamanville, attendu jusqu'ici fin 2018, ce qui pourrait repousser la fermeture de la centrale de Fessenheim à l'été 2019.

EDF avait annoncé en avril avoir constaté des "écarts de qualité" sur des soudures de la tuyauterie du réacteur nucléaire. Ils concernent les tuyauteries du circuit secondaire principal, qui relient le générateur de vapeur et la turbine qui produit l'électricité.

EDF indique que "les échanges avec l'Autorité de sûreté nucléaire vont se poursuivre encore quelques semaines" et que "les conséquences sur le planning et le cas échéant, sur le coût du projet Flamanville 3 seront précisées à cette échéance".

"Un décalage de quelques mois du démarrage du réacteur EPR de Flamanville 3 faisant partie des hypothèses envisagées, EDF se met en situation de poursuivre l'exploitation des deux réacteurs de la centrale nucléaire de Fessenheim jusqu'à l'été 2019", indique l'électricien dans un communiqué.

La doyenne des centrales françaises, située dans le Haut-Rhin, ne peut pas fonctionner après la mise en route de Flamanville en vertu d'une loi qui plafonne la capacité nucléaire française.

"Je prends acte de l'annonce d'EDF qui se prépare à poursuivre l'exploitation de Fessenheim jusqu'à l'été 2019", a réagi le secrétaire d'Etat à la Transition écologique Sébastien Lecornu.

"La fermeture de Fessenheim est actée, irréversible et c'est désormais à EDF de préciser le calendrier et de communiquer en toute transparence", a-t-il ajouté dans une déclaration à l'AFP.

En cours depuis 2007, le chantier de l'EPR de Flamanville (Manche) a connu de nombreux déboires, retards et surcoûts.

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