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G7 et contre-sommet : 119 gardes à vue, une cinquantaine de poursuites selon le parquet

G7 et contre-sommet : 119 gardes à vue, une cinquantaine de poursuites selon le parquet
Un policier patrouille devant la Grande Plage de Biarritz, le 22 août 2019 avant le G7 organisé dans la villeBertrand GUAY

La tenue du sommet du G7 à Biarritz (24-26 août) et du contre-sommet a donné lieu, entre le 19 et le 26 août, à 119 gardes à vue qui ont été suivies ou le seront d'une cinquantaine de poursuites judiciaires, a indiqué jeudi le parquet de Bayonne.

Au total, ce sont 168 interpellations qui ont eu lieu avant et pendant le sommet des chefs d’Etat, dans les villes de Bayonne, Urrugne ou Hendaye principalement, a indiqué à l'AFP le procureur de la République à Bayonne, Samuel Vuelta-Simon.

"Les manifestants ont pu s’exprimer et il n’y a pas eu de casse ou blessés", s'est par ailleurs félicité le magistrat.

Parmi les interpellations, "16 personnes ont fait l’objet de mesures d’éloignement car sous le coup d’interdiction de territoire français et d’autres avaient déjà des peines à exécuter, applicables immédiatement", a-t-il détaillé.

C’était notamment le cas de trois Allemands, âgés de 18 à 22 ans, arrêtés lors d’un contrôle routier à Biarritz et considérés comme potentiellement dangereux.

Jugés vendredi 23 août en comparution immédiate à Bayonne à la veille de l'ouverture du G7, ils avaient écopé de deux à trois mois de prison ferme.

"Une cinquantaine de cas seront audiencés devant le tribunal jusqu’au mois de décembre", a ajouté M. Vuelta-Simon, pour des cas notamment de "participation à un groupement en vue de commettre des dégradations ou des violences", de "violences et outrage sur personnes dépositaires de l'autorité publique" ou de "transport et port d'arme".

Trois enquêtes, confiées à la police judiciaire de Bayonne, sont toujours en cours, dont l’une sur l’agression de deux policiers, motards, le vendredi 23 août, à Urrugne, pris à partie par une dizaine de manifestants radicaux.

Une enquête pour violences volontaires en réunion sur personne dépositaire de l’autorité publique a été ouverte : "les deux fonctionnaires de police sont très choqués, même si aucune blessure physique importante n’est à déplorer", selon Samuel Vuelta-Simon. Six suspects avaient été arrêtés et mis hors de cause. L’enquête pour identifier les auteurs des violences est toujours en cours.

Par ailleurs, un couple de Landais arrêté avant l'ouverture du G7, soupçonné d'avoir dégradé des radars et peint des tags anti-G7, pro-Gilets jaunes et pro-blacks-blocs, sera jugé le 9 septembre par le tribunal correctionnel de Dax.

Un peu plus de 13.000 policiers et gendarmes avaient été déployés pour le sommet et la crainte de violences avait mobilisé 17 procureurs, 70 avocats et 300 places en cellules chaque jour.

Jeudi, le parti basque local EHBai a dénoncé dans un communiqué de presse "la démesure du dispositif policier et sécuritaire déployé en Pays basque pendant plus d’une semaine", pointant un "état de siège permanent" et une "répression très forte".

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