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Ponts: une loi sur les infrastructures à la rentrée en France, rappelle Borne

Ponts: une loi sur les infrastructures à la rentrée en France, rappelle Borne
La ministre française des Transports, Elisabeth Borne, lors d'une session parlemntaire à Paris, le 21 juillet 2018Bertrand GUAY

Après l'accident de Gênes mardi, la ministre des Transports Elisabeth Borne a souligné mercredi "l'importance" d'un entretien régulier des routes, ponts et tunnels français, et rappelé qu'elle planchait pour la rentrée sur un projet de loi de programmation des infrastructures.

Tout en soulignant qu'il était "trop tôt pour connaître les causes de l'effondrement" du pont autoroutier de Gênes, qui a tué au moins 39 personnes mardi, la ministre a estimé sur France Info que l'accident, le plus meurtrier de ce type en Europe depuis 2001, montrait "toute l'importance de l'entretien des ouvrages".

En France, "tous les ponts font l'objet de visites annuelles et de visites plus détaillées tous les trois ans" a rappelé la ministre. Un grand viaduc comme celui de Millau, "de conception beaucoup plus récente" comporte "beaucoup de capteurs", a-t-elle précisé.

"Je présenterai une loi de programmation des infrastructures à la rentrée, car on veut avoir une visibilité dans la durée" a-t-elle rappelé.

Le 15 mai, la ministre avait annoncé au Sénat le lancement prochain d'un "plan de sauvegarde des routes nationales" visant à rénover d'urgence les chaussées et les ouvrages d'art (ponts, tunnels..), après la remise d'un rapport d'audit mettant en évidence "l'état critique du réseau".

"Notre sous-investissement a été manifeste" avait-elle déploré, tout en estimant que "50% des surfaces de chaussées sont à renouveler, alors que près d'un pont sur dix est en très mauvais état".

Le plan vise à dépenser un milliard d'euros par an pour l'entretien et la modernisation des routes, contre 800 millions en 2018. Il devrait "comporter des objectifs quantitatifs d'amélioration du réseau routier" fixés tous les cinq ans à partir de 2002, avait dit Mme Borne devant les sénateurs.

"L'entretien, c'est notre priorité, ça se traduit dès le budget 2018 et ça se traduira pendant plusieurs années" a-t-elle assuré mercredi sur France Info.

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