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Graffiti et sandales-chaussettes: le streetwear chic par Virgil Abloh à Paris

Mode

Graffiti imprimés et costumes portés avec des sandales et chaussettes: fidèle à son esthétique, le créateur américain Virgil Abloh a mêlé la culture pop et le luxe dans une collection vitaminée pour Off-White, à Paris mercredi.

La top Gigi Hadid, en veste oversize blanche avec des imprimés abstraits de couleurs vives, a foulé le champ d’œillets blancs planté sous la verrière du Carreau du Temple à Paris avec au premier rang le pilote britannique de F1 Lewis Hamilton et le chanteur de reggaeton colombien Maluma, qui vient de collaborer avec Madonna.

Sur les tenues, le blanc est cassé avec des graffiti abstraits créés par l'artiste new-yorkais Lenny McGurr, aka Futura 2000. Il s'agit d'une nouvelle collaboration entre Abloh et ce pionnier du graff âgé de 63 ans, qu'il avait déjà invité en janvier au défilé dédié à Michael Jackson pour Louis Vuitton.

"A son époque son travail était vu comme une forme de vandalisme. Il dessinait sur des rames du métro, mais il faisait aussi partie de la même scène que Basquiat et Keith Haring. A l'époque c'était marginal, mais aujourd'hui nous pouvons apprécier la beauté des œuvres de Basquiat et de Futura", a souligné Virgil Abloh dans une note transmise à l'AFP.

Le rappeur américain Sheck Wes a porté une des tenues décorées avec des graffiti de Futura. L'une de ses sculptures, "Nosferatu" surgit dans le décor du défilé.

Le rouge, le pourpre, le bleu ciel apportent encore de la fraîcheur au spectacle qui commence avec des bruits d'un train à vapeur et se termine sur un chant d'oiseaux.

Une combinaison blanche est frappée du logo du recyclage plastique dialoguant avec quatre flèches, sigle d'Off-White.

La collection est baptisée "Plastic", une "métaphore", selon Virgil Abloh.

"Le plastique est ce matériau qui a été fabriqué par l'homme pour être très utile dans différentes circonstances et maintenant il est transformé en une œuvre d'art", souligne le créateur en ajoutant que ses parkas et ses imperméables "célèbrent à la fois la contre-culture et la mode durabilité".

Le rouge, le pourpre, le bleu ciel apportent encore de la fraîcheur au spectacle qui commence avec des bruits d'un train à vapeur et se termine sur un chant d'oiseaux.

Les parkas et capes avec d'immenses poches et sacs à dos intégrés côtoient des costumes à la ligne souple de couleurs claires. Les ensembles en denim bleu et blanc jouent avec des imprimés graphiques ou des taches de peinture.

Outre les baskets iconiques munies d'anti-vol, lacets défaits, il y a une profusion de sandales sportives à semelles extra-large portées avec des chaussettes, une tendance qui se confirme, repérée aussi la veille chez le Japonais Fumito Ganryu et l'Espagnol Palomo Spain.

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