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Greenpeace alerte sur la pollution plastique des rivières britanniques

Greenpeace alerte sur la pollution plastique des rivières britanniques
Greenpeace a testé treize rivières rurales et urbaines au Royaume-Uni où elle a trouvé 1.271 morceaux, de 15 types de plastique différentsJohn MACDOUGALL

L'ONG Greenpeace a tiré la sonnette d'alarme mercredi sur la pollution des rivières par le microplastique, après en avoir trouvé dans toutes les rivières qu'elle a testées au Royaume-Uni, dénonçant un "problème d'une complexité énorme" aux conséquences encore "incertaines".

Entre le 6 février et le 29 mars, Greenpeace a testé treize rivières, où elle a jeté ses filets dans trente zones, rurales et urbaines. Elle y a trouvé 1.271 morceaux, de 15 types de plastique différents dont près de la moitié en polyéthylène, allant de la paille aux microbilles. Sur les trente, seules deux zones "relativement rurales" n'en contenaient pas, pointe l'ONG dans un rapport publié mercredi.

Et ce n'est que "la partie émergée de l'iceberg": les filets ont pu ramasser des échantillons de plastique qui se trouvaient à 10 cm de la surface de l'eau seulement.

L'impact des microplastiques sur la faune d'eau douce est encore à déterminer, précise l'étude.

La rivière de Mersey (nord-ouest de l'Angleterre) s'est révélée la plus polluée, avec 875 échantillons de microplastiques prélevés en une demi-heure.

Elle coule près d'un fabricant de plastique, a souligné Greenpeace, qui estime même son degré de pollution plus élevé que celui du "septième continent" de plastique -- en référence à ces "îles" constituées de déchets dérivant sur les océans Pacifique, Atlantique et Indien.

"Nous ignorons ce problème à nos risques et périls. Une fois que les microplastiques sont dans la rivière, ils sont impossibles à retirer, donc nous devons résoudre ce problème à la source", a déclaré David Santillo, scientifique pour les laboratoires de Greenpeace à l'Université d'Exeter.

Entre autres recommandations, Greenpeace appelle le gouvernement britannique à "fixer des objectifs juridiquement contraignants pour réduire la production et l'utilisation d'emballages en plastique à usage unique d'au moins 50% d'ici 2025".

L'interdiction de vendre des produits cosmétiques ou d'hygiène corporelle (savons, gommages, dentifrices, gels douches...) contenant des microbilles est entrée en vigueur en janvier 2018 au Royaume-Uni.

Greenpeace appelle à une extension de cette interdiction à d'autres produits "comme la crème solaire, le stick à lèvres, les produits ménagers" car "plus d'un an après l'interdiction, des microbilles continuent de pénétrer dans les voies navigables du Royaume-Uni".

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