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Haute couture: le bal des défilés parisiens débute avec Givenchy

Haute couture: le bal des défilés parisiens débute avec Givenchy
Création de Givenchy pour le défilé de haute couture printemps-été présenté en janvier 2018 à ParisBertrand GUAY
Mode

Plus d'un mois après avoir bénéficié d'un coup de projecteur mondial en signant la robe de mariage de Meghan Markle, la directrice artistique de Givenchy Clare Waight Keller présente sa collection haute couture dimanche soir, au premier jour des défilés parisiens.

Il s'agit du premier show de la griffe depuis la mort du couturier fondateur de la maison, Hubert de Givenchy, disparu le 10 mars dernier à l'âge de 91 ans. Et de la deuxième collection de haute couture de Clare Waight Keller, ancienne de la maison Chloé, qui a succédé en mars 2017 à Riccardo Tisci chez Givenchy.

La griffe parisienne a été au coeur de l'actualité le 19 mai : pour son mariage avec le prince Harry, l'ex-actrice américaine Meghan Markle avait choisi la styliste britannique pour réaliser sa robe.

Cette création aux lignes épurées, à encolure bateau et manches trois quarts, accompagnée d'un voile de cinq mètres brodé de fleurs représentant les 53 pays du Commonwealth, a été au centre des regards du monde entier lors de la cérémonie religieuse à Windsor.

Meghan Markle a aussi opté pour Givenchy le 14 juin lors de son premier engagement officiel en compagnie de la reine, avec une robe beige en crêpe de laine à petite cape.

- La mariée en robe et jean -

La journée de dimanche a été marquée par un défilé Sonia Rykiel composé de pièces faites à la main, en édition limitée, qui se tenait dans la cour de l'école des Beaux-Arts.

Une démarche exceptionnelle pour cette griffe de prêt-à-porter fondée en 1968 par Sonia Rykiel - disparue en 2016 -, à l'occasion du 50e anniversaire de la maison.

La directrice artistique Julie de Libran a revisité les classiques de la marque, avec de la maille, du noir et des éclats de couleur, des plumes, des paillettes et des broderies.

Des jupes transparentes de tulle noir se portent avec de grands manteaux ou pulls en laine tandis que la robe de mariée s'accompagne d'un jean.

Autre nom attendu dans la journée, le label Vetements, du créateur géorgien Demna Gvasalia qui est par ailleurs directeur artistique de Balenciaga.

Au total, 35 shows se succèdent jusqu'à mercredi soir dans le programme officiel, où sont représentées 11 nationalités (France, Belgique, Italie, USA, Liban, Maroc, Japon, Russie, Israël, Pays-Bas, Chine).

À la différence des défilés de prêt-à-porter, ceux de haute couture, présentés deux fois par an, en janvier et en juillet, sont une spécificité parisienne.

Le prestigieux label haute couture, qui couronne des savoir-faire traditionnels, le travail à la main et le sur-mesure, est accordé par décision ministérielle en fonction d'un certain nombre de critères, et réservé à un club restreint de maisons.

Elles ne sont actuellement que 14, dont Chanel, Christian Dior, Giambattista Valli, Givenchy, Jean-Paul Gaultier, Maison Margiela, Schiaparelli, Alexis Mabille et Stéphane Rolland.

Le programme des défilés comporte aussi des griffes étrangères et/ou qui ne remplissent pas nécessairement les critères de la haute couture.

C'est le cas de Giorgio Armani Privé, Elie Saab, Fendi Couture, Victor & Rolf, Valentino. Mais aussi de noms moins connus du grand public, comme RVDK/Ronald Van Der Kemp, Aganovich, Christophe Josse, qui défilent dimanche.

La haute couture fera place jeudi à une journée consacrée aux collections de haute joaillerie, avec Anna Hu, Boucheron, Bulgari, Chanel, Chaumet, Chopard, De Beers, Dior, Louis Vuitton, Mikimoto.

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