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HSBC apporte la blockchain dans le commerce international

HSBC apporte la blockchain dans le commerce international
HSBC apporte la blockchain dans le financement du commerce international Ci-contre le siège de HSBC à Londres, le 29 octobre 2017Tolga AKMEN
INFORMATIQUE

La banque britannique HSBC a annoncé lundi avoir utilisé la blockchain dans le financement du commerce international, illustrant l'essor de cette technologie prometteuse dans les services financiers.

La transaction, pour le compte du géant du négoce de produits agricoles Cargill, portait sur une cargaison de soja transportée d'Argentine vers la Malaisie, selon un communiqué de la banque, qui a réalisé l'opération avec la néerlandaise ING.

L'opération financière était une "lettre de crédit", qui permet via les banques de garantir le paiement de la cargaison par l'acheteur en échanges d'une série de documents fournis par le vendeur.

La nouvelle technologie a permis de réaliser la transaction en 24 heures, alors qu'il faut en théorie entre 5 et 10 jours en temps normal.

HSBC et ING ont utilisé la plateforme Corda mise au point par la start-up R3 qui travaille avec des dizaines de grandes banques dans le monde.

La blockchain est une technologie de stockage et d'échanges de données, transparente et sécurisée, qui sert de base à la création et à la circulation des cryptomonnaies.

Selon HSBC, l'opération démontre que la blockchain est une solution commercialement et techniquement viable pour le commerce international.

"Cela signifie pour les entreprises que les transactions financières dans le commerce deviennent plus simples, plus rapides, plus transparentes et plus sûres", explique Vivek Ramachandran, responsable de l'innovation chez HSBC.

"Le besoin de documents n'est plus nécessaire parce que toutes les parties sont liées sur la plateforme (...). La rapidité de l'exécution permet de libérer des liquidités pour les entreprises", note-t-il.

La finance est l'un des secteurs en pointe pour le développement de la blockchain, connue pour être à la source des actifs virtuels comme le bitcoin.

En début d'année, des banques ont réussi le premier échange de titres, des obligations en euros, via cette technologie, qui doit permettre en théorie de gagner du temps, d'éviter les erreurs ou encore de réduire les coûts.

Selon le cabinet IDC, 2,1 milliards de dollars seront investis dans la blockchain dans le monde entier en 2018, dont un tiers rien que par le secteur financier.

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