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Infrabel plaide à son tour l'acquittement

Infrabel plaide à son tour l'acquittement

(Belga) La société Infrabel a plaidé l'acquittement, mercredi, devant le tribunal de police de Bruxelles qui juge l'accident ferroviaire de Buizingen. Selon elle, ni la présence du système IOT ni une position de sécurité des aiguillages n'aurait permis d'éviter la catastrophe. La société s'estime donc non coupable. La SNCB, Infrabel et un conducteur de train sont prévenus pour avoir commis des fautes ayant conduit à l'accident, survenu le 15 février 2010.

"Le système IOT a été supprimé en 1997 en raison des travaux sur les lignes, destinés à permettre le passage des trains à grande vitesse", a expliqué l'un des conseils d'Infrabel, Me Laurent Kennes. "Infrabel n'a été créée qu'en 2005 et ne peut donc en être tenue responsable. De plus, le système IOT n'est pas un système de sécurité. C'est uniquement un moyen de communication entre le superviseur du train et son conducteur", a-t-il avancé. Les avocats du conducteur du train, la SNCB et la procureure avaient vivement critiqué le fait que le système IOT n'avait pas été réhabilité après les travaux. Selon la procureure, ce système de répétition du signal aurait permis d'éviter la faute d'inattention du conducteur et empêché le train de partir. Me Kennes a également avancé qu'un changement de voie, afin d'éviter la collision, n'aurait pas été possible. Le 15 février 2010, un train L Louvain-Braine-le-Comte a percuté un train IC Quiévrain-Liège-Guillemains à Buizingen (Brabant flamand), faisant 19 morts, une trentaine de blessés graves et une centaine de blessés légers. Le conducteur du train L est soupçonné d'avoir brûlé un feu rouge, ce qu'il a toujours nié. La SNCB, opérateur du réseau ferroviaire, et Infrabel, gestionnaire du réseau, sont quant à elles suspectées de négligence en matière de sécurité. (Belga)

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