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Instaurer un droit voisin est "fondamental pour le secteur créatif de la presse"

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(Belga) Après des agences de presse comme Belga et l'AFP, des rédacteurs en chef, grands reporters, associations de journalistes ou encore photojournalistes, IPM lance à son tour un appel en faveur de la reconnaissance des droits intellectuels des éditeurs de presse, sur laquelle les parlementaires européens sont amenés à se prononcer mercredi. Le groupe, éditeur de La Libre et la Dernière Heure, estime que l'instauration d'un "droit voisin" est fondamental pour monétiser ses productions et les protéger juridiquement face à "l'économie du plagiat" que représenteraient les géants du net.

Dans une lettre ouverte publiée mardi, les rédactions en chef de la DH, la Libre et Paris Match rappellent que c'est "l'entreprise de presse qui est à l'initiative de la réalisation des contenus d'information diffusés", notamment en les finançant et en assumant leur responsabilité juridique. La réforme du droit d'auteur, rejetée une première fois par la Parlement européen début juillet, introduirait un "droit voisin" qui contraindrait des entreprises comme Google et Facebook à contribuer au financement de la presse. Ce que le secteur demande, "ce n'est ni plus ni moins que ce qui existe déjà depuis des années dans l'audiovisuel et la musique", souligne IPM. Le groupe estime que les arguments avancés par certains députés, qui craignent une menace pour la liberté du web, sont inexacts. "Il faut distinguer une information du texte qui exprime une information. Les informations sont toujours libres d'accès, ce droit est protégé par la Convention de Berne. Le droit voisin protège le texte qui parle de l'information, pour justement éviter le plagiat de celui-ci." IPM appelle dès lors les partis qui se sont déjà prononcés contre le texte à revoir leur position. (Belga)

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