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Italie: Conte favorable à la réduction de la dette, mais à travers la croissance

Italie: Conte favorable à la réduction de la dette, mais à travers la croissance
Le nouveau chef du gouvernement italien Giuseppe Conte (G) devant les sénateurs à Rome, le 5 juin 2018Andreas SOLARO
Italie

Le nouveau chef du gouvernement italien Giuseppe Conte a affirmé mardi que le pays entendait réduire son énorme dette publique, mais à travers la croissance et non pas à l'aide de mesures d'austérité.

"Nous voulons réduire notre dette publique, mais nous voulons le faire avec la croissance et non pas avec des mesures d'austérité", a-t-il déclaré devant les sénateurs dans son discours de politique générale, à l'issue duquel il devait demander la confiance du Parlement.

La dette publique italienne, la deuxième plus importante de la zone euro après la Grèce, "est aujourd'hui pleinement soutenable, mais doit cependant être réduite, dans une perspective de croissance économique", a-t-il ajouté.

De ce point de vue, le nouveau chef du premier gouvernement populiste dans un pays fondateur de l'Union européenne, terme qu'il a revendiqué, a indiqué que l'écart de croissance entre l'Italie et l'Europe devait être réduit, "c'est notre objectif", a-t-il assuré.

Il n'a en revanche pas donné de détail sur le financement des mesures prévues dans le "contrat de gouvernement", qui pourraient représenter plusieurs dizaines de milliards. Et s'il a confirmé la volonté de son gouvernement d'instaurer une "flat tax", un impôt sur le revenu à 15% et 20%, il n'a donné aucune date. Idem pour le revenu de citoyenneté.

"L'Europe est notre maison", a-t-il aussi déclaré, revendiquant également l'appartenance de l'Italie à l'Alliance atlantique. Sur le plan diplomatique, M. Conte a également confirmé l'"ouverture" envers la Russie, que les deux forces politiques de la majorité ont toujours défendue.

"Nous serons les promoteurs d'une révision du système de sanctions", a-t-il dit devant les sénateurs, 24 heures après des déclarations du président russe Vladimir Poutine démentant toute volonté de "déstabiliser" ou de "diviser" l'Union européenne.

Dans un discours mordant et ironique, Matteo Renzi, ancien chef du gouvernement et homme fort du Parti démocrate (PD centre gauche), a annoncé une opposition intransigeante mais respectueuse des institutions.

"Si vous tenez votre promesse d'instaurer la flat tax, alors elle coûtera 60 milliards d'euros. Si on fait semblant, alors il n'y a pas de problème", a-t-il lancé, entre autres.

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