En ce moment
 

JO de Pyeongchang: Samsung rejette des accusations d'achat de voix

JO de Pyeongchang: Samsung rejette des accusations d'achat de voix
Le siège de Samsung à Milan, le 7 novembre 2017MARCO BERTORELLO
sport

Le groupe d'électronique sud-coréen Samsung a rejeté mardi des accusations d'achats de voix auprès de membres du CIO visant à obtenir en 2011 l'attribution des JO d'hiver 2018 à Pyeongchang au détriment de Munich et d'Annecy.

"Samsung n'a jamais mené aucune activité illégale de lobbying afin d'obtenir la victoire de Pyoengchang", a réagi Samsung dans un communiqué.

La chaîne sud-coréenne SBS TV a affirmé mardi avoir obtenu copie de 137 courriels, certains entre des responsables de Samsung et Papa Massata Diack, fils de l'ancien président de la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF) et ancien membre du CIO, Lamine Diack, mis en examen pour corruption.

Déjà mis en cause pour des achats de voix afin de garantir à Rio l'attribution des JO d'été 2016, Papa Massata Diack, visé par un mandat d'arrêt international dans le dossier de corruption autour de l'IAAF, est cette fois soupçonné d'avoir promis de convaincre des membres du CIO de voter en faveur de Pyeongchang en échange d'argent et de contrats de parrainage.

Selon SBS, les courriels contiennent une liste de 27 membres du CIO ayant droit de vote mais dont les identités n'ont pas été précisées.

Dans l'un de ces courriels marqué "strictement confidentiel" et daté de 2010, Papa Massata Diack réclame 12 M USD (9,7 M EUR), notamment sous la forme d'un contrat de sponsoring de 9,5 M USD pour la Ligue de Diamant, organisée par l'IAAF.

Il réclame aussi 1,5 M USD afin de contribuer à la campagne politique de son père et 1,5 M USD pour des opérations de lobbying en faveur de Pyoengchang six mois avant le vote.

Ces courriels ont été obtenus par la justice sud-coréenne qui enquêtait sur l'ancien président sud-coréen Park Geun-hye, récemment condamné à 24 ans de prison pour corruption.

L'ancien patron de Samsung, Lee Kun-hee, membre du CIO jusqu'à l'an passé, a lui été condamné en 2008 pour évasion fiscale avant de retrouver son poste et de participer à la candidature de Pyoengchang.

De son côté, le CIO a indiqué que les informations concernant Lamine Diack "seront ajoutées à son dossier ouvert par la Commission d'éthique".

Le CIO rappelle être "partie civile" dans l'enquête ouverte par la justice française à l'encontre du Sénégalais "qui a perdu son statut de membre honoraire en 2015".

Le 6 juillet 2011, Pyeongchang, écartée à deux reprises pour les JO-2010 et 2014, avait obtenu dès le 1er tour de scrutin l'organisation des JO-2018, devant Munich (Allemagne) et Annecy (France).

Vos commentaires