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Jouets: la profession espère un "rebond" du marché après un repli de 5% en 2018

Jouets: la profession espère un
Les professionnels français du jouet espèrent un "rebond" des ventes en 2019, après un recul de 5% en 2018ALAIN JOCARD
Consommation

Les professionnels français du jouet espèrent un "rebond" des ventes en 2019, après un recul de 5% en 2018, une année pénalisée par les revers de deux enseignes et la chute de la consommation avant Noël en raison du mouvement des "gilets jaunes".

"La profession espère un rebond après une année 2018 assez compliquée", a affirmé Michel Moggio, le directeur général de la Fédération française des industries jouet/puériculture (FJP).

Après un premier trimestre "difficile", "on a eu un bel été", signe "annonciateur" d'un bon Noël 2019, a-t-il souligné lors d'une conférence de presse: fin août, les poupées progressaient ainsi de 25%, les jeux de société et puzzles de 12%, les figurines d'action de 9% et les peluches de 9%.

Selon le cabinet NPD dont les études font référence, les ventes de jouets en France ont enregistré une hausse de 2,3% depuis le mois de mai par rapport à 2018, le marché français étant le cinquième plus important au monde et le deuxième en Europe.

L'an dernier, le marché s'était contracté de 5% à 3,4 milliards d'euros, avec notamment un dernier trimestre, au cours duquel se font traditionnellement plus de la moitié des ventes annuelles du secteur, qui s'était soldé par un recul de 7%.

M. Moggio estime que l'année devrait terminer sur une note positive pour le secteur en raison des "deux grosses sorties" au cinéma à venir: la Reine des Neiges 2 et un nouveau Star Wars.

"Or, les jouets sur licence représentent un quart du marché", a-t-il rappelé, en précisant que l'an dernier cette catégorie avait connu un repli.

Les facteurs économiques sont plutôt bons, a ajouté M. Moggio: les problèmes de la distribution ont été réglés - Toys'R'Us et PicWic ont fusionné, la Grande Récré a été reprise - et les aides du gouvernement au pouvoir d'achat "aur(ont) des conséquences sur la consommation et, on espère, sur l'achat de jouets".

En outre, la crise des "gilets jaunes" avait "vraiment affecté le marché", a estimé M. Moggio, et "les achats en ligne n'avaient pas réussi à compenser" la chute de la fréquentation des magasins physiques.

Mais cette année, la profession espère "y échapper" même si, selon lui, les distributeurs s'y sont "mieux préparés".

Pour lui, le secteur compte également sur une offre enrichie, beaucoup d'innovations, notamment grâce à "l'intégration de la technologie dans de nombreux jouets", telle la réalité augmentée "qui s'adapte bien aux enfants".

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