En ce moment
 

L'agriculture, le "chapitre le plus difficile" des négociations entre l'UE et l'Australie

(Belga) La commissaire européenne au Commerce Cecilia Malmstrom a estimé lundi à Canberra que le chapitre concernant l'agriculture et les appellations d'origine contrôlée (AOC) serait le plus "difficile" des négociations commerciales entre l'UE et l'Australie en vue d'un traité de libre-échange.

La commissaire Malmstrom était dans la capitale australienne lundi pour lancer formellement le début des négociations commerciales entre l'UE et l'Australie, en compagnie du Premier ministre australien Malcom Turnbull et de son ministre du Commerce, Steven Ciobo. Les deux parties ont manifesté leur enthousiasme pour les opportunités qu'un accord de libre-échange suggère, M. Turnbull estimant qu'il ouvrait "un large horizon" pour le commerce australien, les investissements et l'emploi dans son pays. Mme Malstrom a pour sa part souligné la projection d'une augmentation de 37% des échanges de bien entre les deux blocs une fois l'accord conclu. Toutefois, la commissaire anticipe que "le chapitre sur l'agriculture et les appellations d'origine contrôlées sera probablement le plus difficile". Elle assure néanmoins que les Européens "sont très bien préparés. Nous avons entendu les intérêts de chacun. Des discussions seront menées très tôt à ce sujet". Les entreprises australiennes identifient régulièrement leur produit avec des références européennes, comme la feta grecque, le jambon de Parme, ou le fromage parmesan, ce qui ne manquera pas d'être abordé dans les négociations UE-Australie. "L'agriculture et les OAC sont très importants pour nous", a-t-elle assuré, précisant observer "un soutien très fort pour cet accord". "Nous faisons notre maximum pour présenter un accord qui peut être ratifié par tous les pays", a-t-elle insisté. Représentant l'Agence wallonne à l'exportation et aux investissements étrangers (Awex) en Australie, Vincent Swinnen confirme que la recherche d'une harmonisation avec l'Australie profitera en Wallonie au secteur agroalimentaire, mais aussi médical, ICT, ferroviaire ou encore de la construction. L'ambassadeur belge en poste à Canberra, Marc Mullie, précise pour sa part que la Commission européenne s'est vu attribuer "un mandat fort pour refléter soigneusement les sensibilités et inquiétudes des différents Etats membres". Le diplomate affirme "attendre avec impatience le bon déroulement des négociations et les opportunités que l'accord va créer pour nos entreprises belges, tant celles déjà actives sur le marché australien que les autres". L'UE est le second partenaire commercial de l'Australie. En 2017, les échanges commerciaux bilatéraux annuels représentaient un montant de plus de 47,7 milliards d'euros, avec une balance commerciale excédentaire de plus de 21 milliards d'euros en faveur de l'UE. (Belga)

Vos commentaires