L'allemand Volkswagen et les français brillent dans un marché européen en hausse

Le marché automobile européen a progressé de 7,1% en janvier par rapport au même mois de 2017, bénéficiant d'un effet calendaire et tiré par de bonnes performances de Volkswagen et des constructeurs français, selon des statistiques publiées jeudi.

Les immatriculations du groupe PSA ont bondi de 73,4% sur un an grâce à la consolidation d'Opel/Vauxhall avec Peugeot, Citroën et DS, alors que Renault a progressé de 9,5%, d'après les chiffres de l'Association des constructeurs européens d'automobiles (ACEA).

"Janvier est traditionnellement un mois fort, surtout que les ventes ont ralenti en décembre, laissant penser que les consommateurs ont repoussé leur décision d'achat", a indiqué à l'AFP une responsable de l'association, pour expliquer l'effet calendaire.

Les principaux pays ont progressé le mois dernier: en Allemagne, premier marché européen, les immatriculations ont progressé de 11,6% en janvier, en France la hausse est de 2,5%, tandis qu'elle est de 20,3% en Espagne et de 3,4% en Italie.

A l'inverse, le Royaume-Uni a confirmé ses difficultés sur fond de "Brexit", subissant une baisse (-6,3%) pour le dixième mois consécutif.

Au total, 1,25 million d'automobiles neuves ont été mises sur les routes européennes le mois dernier.

Du côté des constructeurs, Volkswagen continue de régner sur le marché européen avec 24,6% des immatriculations le mois dernier. Le groupe allemand affiche aussi une progression (+9,2%) plus importante que celle du marché, portée surtout par Skoda (+21,6%) et Seat (+20,0%).

Le deuxième groupe européen, PSA, profite encore du rachat d'Opel (comptabilisé l'an dernier dans le giron de l'américain General Motors) et pèse 16,6% des immatriculations en janvier 2018, contre 10,3% en janvier 2017.

Renault reste troisième

La marque à l'éclair apporte à PSA un volume de près de 73.000 voitures supplémentaires, mais les marques historiques du groupe, Peugeot (+15,1%) et Citroën (+10,7%), affichent également une hausse plus importante que l'ensemble du marché. La marque aux aspirations haut de gamme DS ne voit toujours par le bout du tunnel (-22,9% sur un an), mais avec un impact limité compte tenu de volumes de vente bien inférieurs.

Le groupe Renault se maintient à la troisième place en Europe, avec 9,3% des immatriculations en octobre (+0,2 point sur un an). La marque au losange progresse de 9,5%, alors que sa marque roumaine à bas coûts Dacia est en hausse de 17,2%.

Parmi les autres constructeurs, l'italo-américain Fiat-Chrysler (FCA) et l'américain Ford représentent chacun 6,7% des immatriculations et arrivent en 4e et 5e place sur le marché européen. Les deux groupes arrivent juste devant l'allemand BMW, qui affiche une hausse de 5,5%, et une part de marché à 5,8%.

Le constructeur allemand haut de gamme profite d'un bond de Mini (+21,6%), alors que sa marque BMW ne progresse que de 2,3% sur un an.

Chez FCA, alors que la marque Fiat cède 5,7% et 0,7 point de part de marché, Jeep connaît une forte hausse de 67,3%. Daimler, de son côté, progresse de 3%, porté par Mercedes (+3,8%) tandis que Smart recule de 3,8%.

GM a été rayé de la carte européenne en cédant Opel.

Le coréen Hyundai (+14,4%) enregistre la meilleure performance parmi les constructeurs non-européens, et rassemble 3,5% des immatriculations, sans pour autant dépasser le japonais Toyota (+9,6%), qui représente avec 5,3% la plus grande part de marché pour un constructeur asiatique.

L'autre coréen Kia gagne du terrain (+5,4%), tandis que la marque japonaise Nissan recule de 1,4% et représentait en janvier 2018 3,4% des immatriculations.

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