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L'IGPN saisie après une perquisition au domicile de Charles Pieri

L'IGPN saisie après une perquisition au domicile de Charles Pieri
Charles Pieri le 23 mars 2019 à AjaccioPASCAL POCHARD-CASABIANCA

L'IGPN, la police des polices, a été saisie après une perquisition au domicile du leader nationaliste corse Charles Pieri, au cours de laquelle des armes avaient été saisies selon le parquet de Bastia, une découverte remise en cause par des témoins, assure Le Monde vendredi.

Ces deux témoins avaient été requis par les enquêteurs pour assister à la perquisition quand l'ex-chef présumé du FLNC a quitté les lieux après avoir assuré qu'il devait voir un médecin, selon le quotidien.

Mais, "pour des raisons que l’IGPN devra éclaircir", ils n'ont pas été invités à signer le procès-verbal au terme de la perquision, l'entachant d'irrégularité, poursuit Le Monde: "Plus grave, convoqués le lendemain par les enquêteurs pour régulariser la procédure, ils ont refusé de signer le compte-rendu, affirmant qu’ils n’avaient jamais vu les armes, les munitions et le gilet pare-balles mentionnés par la justice" dans un communiqué publié le 17 juillet par la procureure de Bastia Caroline Tharot.

Contactée par l'AFP, cette dernière n'a souhaité "ni confirmer, ni infirmer" ces informations. L'avocat de Charles Pieri, Me Luca, a indiqué à l'AFP qu'il avait "constaté des anomalies au moment de la perquisition, ce que j'ai versé au dossier".

Ce démenti des témoins de la perquisition pourrait permettre à M. Pieri d’échapper à des poursuites pour détention d’armes.

M. Pieri est par ailleurs convoqué le 12 novembre devant le tribunal correctionnel de Bastia pour "recel d'abus de confiance" dans l'affaire qui avait initialement motivé sa perquisition et concerne l'usage présumé de voitures de location sans paiement.

Cette figure controversée du nationalisme corse a déjà été condamnée à plusieurs reprises dans le passé, notamment pour "association de malfaiteurs" et infraction à la loi sur les armes. En juillet 2013, il avait été condamné à deux ans de prison pour détention illégale d'armes.

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