La Bourse de Paris continue à faire grise mine

La Bourse de Paris continue à faire grise mine
Salle de contrôle d'Euronext, l'opérateur de la Bourse de Paris, à La Défense, le 27 avril 2018ERIC PIERMONT

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La Bourse de Paris restait mal orientée (-0,46%) mardi, l'attente du retour des investisseurs américains et des craintes au sujet de l’économie mondiale rendant les investisseurs plus circonspects.

A 13H35 (12H35 GMT), l'indice CAC 40 perdait 22,38 points à 4.845,40 points. La veille, l'indice avait reflué de 0,17%.

La cote parisienne a ouvert en recul et n'a pas réussi à redresser la tête depuis.

Wall Street se dirigeait également vers une ouverture en baisse. Le contrat à terme sur l'indice vedette Dow Jones Industrial Average perdait 0,60%, celui de l'indice élargi S&P 0,66% et celui du Nasdaq, à dominante technologique 0,84%.

"Après plusieurs séances de hausse, les marchés européens, qui ne bénéficiaient pas hier du soutien des investisseurs américains, absents pour Martin Luther King Day" s'affaiblissent un peu, a relevé Franklin Pichard, directeur général chez Kiplink Finance.

"On aurait pu craindre le pire avec une accumulation de nouvelles plutôt négatives comme le ralentissement de la croissance économique chinoise" ou "la baisse des prévisions du FMI sur la croissance mondiale (...) en raison des risques associés aux tensions commerciales", a-t-il toutefois nuancé.

Selon lui, "l’attente du plan B de Theresa May sur le Brexit et les modalités de sortie du Royaume-Uni de l’Union Européenne est l'autre sujet sensible du moment".

Frustrés par la stratégie de la Première ministre Theresa May au sujet du Brexit, des députés britanniques ont entrepris d'obtenir un report de la date de sortie de l'UE, prévue le 29 mars, voire un nouveau référendum.

Mme May a pour sa part annoncé qu'elle allait retourner discuter avec Bruxelles pour sauver son accord de Brexit rejeté par les députés, sans proposer de plan alternatif.

"L’ouverture de Wall Street cet après-midi risque de réserver des surprises puisqu'elle devra digérer tous ces événements, après la fermeture des marchés hier", a ajouté M. Pichard.

Les États-Unis entrent de leur côté mardi dans leur deuxième mois de "shutdown", la fermeture partielle des administrations faute de financement du Congrès, avec un mince espoir de sortir de cette crise historique qui pèse sur l'économie et le moral des Américains.

Du côté des indicateurs, le moral des investisseurs allemands s'est amélioré en janvier pour le second mois d'affilée après avoir atteint à l'automne son plus bas niveau depuis 2012, selon le baromètre ZEW.

- Soitec en tête du SBF 120 -

En matière de valeurs, Soitec prenait la tête du SBF 120 avec un bond de 4,76% à 66 euros, dynamisé par l'envol de son chiffre d'affaires trimestriel de 53,7%, à 116,8 millions d'euros et la révision de ses objectifs de croissance à la hausse pour 2018-2019.

Rémy Cointreau reculait de 0,68% à 102,60 euros, pâtissant des craintes liées à l'économie chinoise malgré des ventes en hausse de 9,5% au troisième trimestre de son exercice décalé 2018/2019, grâce notamment à une accélération des ventes de cognac.

Le secteur des matières premières, très dépendant de la bonne santé économique chinoise, était pénalisé, à l'instar d'ArcelorMittal en baisse de 2,74% à 19,30 euros et Aperam de 3,71% à 24,90 euros.

Getlink prenait 0,72% à 12,51 euros, soutenu par l'augmentation de son chiffre d'affaires de 4% en 2018, à 1,079 milliard d'euros, porté par une bonne tenue des navettes et un record de trafic d'Eurostar.

Oeneo montait de 3,92% à 10,34 euros grâce à un bond de 15,6% de ses ventes au troisième trimestre, notamment grâce à un phénomène saisonnier de rattrapage, aux Etats-Unis et en Europe, pour l'activité élevage.

  1. Euronext CAC40

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