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La Bourse de Paris continue à temporiser (-0,23%) en surveillant les négociations commerciales

La Bourse de Paris continue à temporiser (-0,23%) en surveillant les négociations commerciales
Salle de contrôle d'Euronext, l'opérateur de la Bourse de Paris, à La Défense, le 27 avril 2018ERIC PIERMONT

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La Bourse de Paris continuait à temporiser jeudi (-0,23%), après avoir inscrit un record annuel la veille, les investisseurs restant par ailleurs attentifs aux avancées commerciales sino-américaines et sur le Brexit.

A 13H33 (12H33 GMT), l'indice CAC 40 perdait 12,73 points à 5.456,18 points, dans un volume d'échanges de 859 millions d'euros. La veille, il avait fini dans le vert pour la quatrième séance d'affilée (+0,84%).

La cote parisienne a débuté légèrement dans le rouge et n'a pas varié depuis.

Wall Street se dirigeait de son côté vers une ouverture légèrement au-dessous de l'équilibre. Le contrat à terme sur l'indice vedette Dow Jones Industrial Average reculait de 0,01%, à l'instar de l'indice élargi S&P (-0,06%), et le Nasdaq, à dominante technologique perdait 0,12%.

"Les marchés européens ont connu un début de journée décevant, après plusieurs jours de solides profits, les investisseurs commençant à prendre quelques bénéfices", a résumé Michael Hewson, un analyste de CMC Markets.

Il y a "une volonté croissante des investisseurs de prendre quelques profits", ont également estimé les experts de Mirabaud Securities Genève.

Le fait que Donald Trump rencontre jeudi le négociateur en chef chinois pourrait "alimenter la tendance du jour", toutefois "les anticipations (d'un accord) ayant déjà fait bon chemin, c'est plutôt à un essoufflement tout à fait naturel auquel on assiste", ont-ils ajouté.

Le président américain recevra à la Maison Blanche le vice-Premier ministre chinois Liu He, actuellement à Washington pour un nouveau cycle de discussions commerciales entre les deux premières économies mondiales.

Liu He, négociateur en chef sur ce dossier pour son pays, a retrouvé mercredi ses deux homologues pour les États-Unis, le représentant au Commerce (USTR) Robert Lighthizer et le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin, pour un nouveau round de pourparlers.

Les investisseurs continuaient par ailleurs à suivre les discussions autour du Brexit. Encouragés par l'Union européenne, le gouvernement britannique et l'opposition travailliste redoublaient d'efforts jeudi pour trouver un compromis et éviter un Brexit sans accord.

La journée sera aussi marquée par la publication du compte-rendu de la réunion de politique monétaire de mars de la Banque centrale européenne.

Lors de cette réunion, l'institution avait surpris en se montrant plus accommodante que prévu, en annonçant notamment une nouvelle vague de prêts géants et bon marché aux banques.

Du côté des indicateurs, l'Allemagne a publié avant l'ouverture ses commandes industrielles en février qui ont encore plongé de 4,2% sur un mois.

- Casino pénalisé -

Sur le terrain des valeurs, Casino fermait la marche sur l'indice SBF 120, souffrant (-3,95% à 37,72 euros) d'un abaissement de sa recommandation à "sous-pondérer" par Morgan Stanley.

DBV Technologies perdait pour sa part 4,79% à 13,13 euros, le titre descendant mécaniquement après le lancement par le groupe d'une opération d'augmentation de capital.

Renault reculait légèrement (-0,10% à 61,97 euros). Carlos Ghosn a été interpellé jeudi matin à son domicile de Tokyo sur de nouveaux soupçons de malversations financières, un mois à peine après sa libération sous caution, une arrestation qu'il a jugée "révoltante et arbitraire".

En France, le ministre des Finances, Bruno Le Maire, a assuré avoir transmis à la justice de "nouveaux" et "importants éléments" apparus dans l'enquête interne de Renault sur la gouvernance de son ancien PDG, sans en révéler le contenu.

LNA Santé (Le Noble Age) perdait 3,05% à 46,10 euros. Le gestionnaire de maisons de retraite table sur une croissance organique de son activité de 3,5% en 2019 où il continuera à développer son offre de services fortement médicalisés, dans le cadre de la maîtrise des dépenses engagée par l'Assurance Maladie.

  1. Euronext CAC40

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