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La Bourse de Paris creuse encore ses pertes et s'enfonce brièvement de 3%

La Bourse de Paris creuse encore ses pertes et s'enfonce brièvement de 3%
Salle de contrôle d'Euronext, l'opérateur de la Bourse de Paris, à La Défense, le 27 avril 2018ERIC PIERMONT

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La Bourse de Paris a vu sa débâcle s'accentuer vendredi en début d'après-midi, perdant brièvement plus de 3% après la publication d'indicateurs américains mal orientés, dans un marché déjà accablé par la reprise du conflit commercial sino-américain.

L'indice CAC 40 est tombé jusqu'à 5.389,53 points, avant de réduire un peu ses pertes. A 15H13 (12H13 GMT), il reculait encore de 134,62 points (-2,42%) à 5.422,79 points, dans un volume d'échanges étoffé de 2,8 milliards d'euros. La veille, il avait fini en hausse de 0,70%.

La cote parisienne a été brutalement propulsée dans le rouge dès l'ouverture, dans le sillage de Wall Street, après que Donald Trump a relancé les hostilités avec la Chine en annonçant l'extension au 1er septembre à tous les produits chinois de droits de douanes supplémentaires.

Vendredi matin, Pékin a rétorqué qu'il n'aurait d'autre choix que de prendre des mesures de représailles si Donald Trump mettait sa menace à exécution.

"C'est à nouveau une escalade" des tensions commerciales sino-américaines, qui "montre l'absence de cohérence de la communication de Trump" alors qu'il y a seulement quelques jours, l'administration américaine indiquait que "les discussions se passaient bien", a souligné auprès de l'AFP Alexandre Baradez, analyste chez IG France.

L'attente d'un accord commercial et d'un geste accommodant des réunions de politique monétaire constituaient, selon lui, les deux piliers de la hausse enregistrée par les marchés actions depuis le début de l'année.

Or, "nous avons eu les réponses à ces deux éléments-là en l'espace de quelques jours: la Fed a pris une décision minimaliste sans servir plus que ce que le marché attendait, et Trump déçoit sur le côté commercial", a ajouté M. Baradez.

Dans ce contexte d'aversion au risque exacerbée, la publication d'indicateurs américains en demi-teinte en début d'après-midi a aussi pesé.

Le déficit commercial des Etats-Unis s'est en effet réduit en juin sous l'effet d'une baisse des importations notamment en provenance de Chine et de l'Union européenne, mais les exportations se sont encore plus réduites, signe du ralentissement économique.

Par ailleurs, les créations d'emplois aux Etats-Unis ont fortement diminué en juillet tandis que le taux de chômage est resté stable à 3,7%, selon les données publiées vendredi par le ministère du Travail, qui a aussi révisé en nette baisse le nombre d'emplois créés en juin.

"On se rend compte que le marché commence à intégrer le fait que si les statistiques sont mauvaises, ou moins bonnes, dans un contexte où les tensions commerciales reprennent, il n'y aura pas forcément de miracle à attendre de la Fed", a estimé M. Baradez.

  1. Euronext CAC40

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