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La Bourse de Paris dans le vert à mi-séance (+0,20%)

La Bourse de Paris dans le vert à mi-séance (+0,20%)
Salle de contrôle d'Euronext, l'opérateur de la Bourse de Paris, à La Défense, le 27 avril 2018ERIC PIERMONT

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La Bourse de Paris demeurait légèrement dans le vert vendredi à mi-séance (+0,20%), le marché semblant avoir trouvé un niveau d'équilibre en attendant un changement fondamental dans les divers sujets d'incertitude.

A 13H45 (11H45 GMT), l'indice CAC 40 prenait 11,14 points à 5.631,71 points, dans un volume d'échanges de 987 millions d'euros. La veille, il avait fini en hausse de 0,66%.

La cote parisienne est restée légèrement positive depuis l'ouverture.

Wall Street se préparait de son côté à ouvrir également en légère hausse. Le contrat à terme sur l'indice vedette Dow Jones Industrial Average avançait de 0,22%, l'indice élargi S&P 500 de 0,29% et le Nasdaq, à forte coloration technologique, de 0,22%.

"Les investisseurs tentent d'y voir plus clair au milieu de tout le bruit concernant les deux grands thèmes du moment : +l'affaire ukrainienne+ de Donald Trump et les prochaines négociations commerciales sino-américaines", observe Franklin Pichard, gérant chez Kiplink Finances.

Depuis plus d'un an, les deux premières économies mondiales sont engagées dans un bras de fer commercial, s'infligeant mutuellement des tarifs douaniers et soufflant le chaud et le froid au rythme de déclarations féroces suivies de gestes de conciliation.

Les espoirs d'une détente ont rechuté jeudi après des informations de presse selon lesquelles l'administration américaine ne prolongera probablement pas le répit accordé aux fournisseurs américains du géant chinois des télécoms Huawei, que Washington soupçonne d'espionner au profit de Pékin.

Les marchés européens préfèrent "ne retenir que les propos rassurants du ministère chinois du Commerce sur l'avancée des discussions préparatoires en vue des négociations commerciales, prévues les 10 et 11 octobre prochains à Washington", observe M. Pichard.

"Toutefois, même si Pékin multiplie ses promesses d'acheter plus de produits agricoles américains en guise de bonne volonté, elles resteront très insuffisantes pour que Donald Trump signe un accord dès octobre", estime-t-il.

Les investisseurs suivent également avec attention le cours de la crise politique aux Etats-Unis, où M. Trump est soupçonné d'avoir demandé au président ukrainien d'enquêter sur son rival Joe Biden en vue de l'élection de 2020.

Outre Manche, la Banque d'Angleterre (BoE) pourrait devoir baisser ses taux pour aider l'économie même en cas de Brexit avec accord, un scénario qui ne lèverait pas toutes les incertitudes, a déclaré vendredi un haut responsable de l'institution.

Aux Etats-Unis, la confiance des consommateurs américains (Université du Michigan) et les commandes de biens durables pour août pourraient faire évoluer les indices.

- Bouygues en tête du CAC 40 -

Bouygues profitait (+2,19% à 35,91 euros) du relèvement de recommandation à l'"achat" contre "vendre" par Société Générale.

Natixis cédait 0,13% à 3,76 euros au lendemain d'une sanction totale de 3 millions d'euros infligée à deux filiales du groupe par la Commission des sanctions de l'Autorité des marchés financiers (AMF) pour "manquement à leurs obligations professionnelles".

Capgemini progressait de 1,39% à 109,55 euros après avoir reçu le feu vert du comité américain sur les investissements étrangers (CFIUS) pour poursuivre l'acquisition du groupe d'ingénierie Altran.

Carrefour avançait de 0,62% à 16,22 euros après la cession de 80% de Carrefour Chine au groupe chinois Suning.com.

GL Events prenait 0,65% à 23,15 euros, en vue d'une très forte croissance en 2019, alimentée à part égale par la croissance externe et interne, selon son fondateur Olivier Ginon.

Airbus reculait de 0,49% à 118,96 euros. Son directeur commercial Christian Scherer a assuré que le groupe prenait "toutes les mesures nécessaires" pour faire face aux attaques informatiques après que l'AFP eut révélé que des pirates informatiques avaient attaqué l'avionneur européen en s'en prenant à des sous-traitants.

Air France-KLM montait de 1,79% à 9,42 euros, son directeur général Benjamin Smith ayant écarté vendredi l'idée de reprendre la compagnie aérienne française en difficulté XL Airways.

Akwel (ex-MGI Coutier) gagnait 1,81% à 16,86 euros, porté par la confirmation de ses objectifs pour l'année.

Navya chutait de 6,19% à 1,06 euro, le constructeur de navettes autonomes ayant doublé ses pertes au premier semestre.

  1. Euronext CAC40

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