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La Bourse de Paris doute à mi-séance (-0,77%)

La Bourse de Paris doute à mi-séance (-0,77%)
Salle de contrôle d'Euronext, l'opérateur de la Bourse de Paris, à La Défense, le 27 avril 2018ERIC PIERMONT

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La Bourse de Paris restait prudente lundi à la mi-journée (-0,77%), les investisseurs attendant des preuves tangibles de l'accord commercial partiel sino-américain et se montrant sceptiques quant aux chances d'aboutir à un accord sur le Brexit.

A 13H50 (11H50 GMT), l'indice CAC 40 perdait 43,59 points à 5.621,89 points, dans un volume d'échanges de 986,9 millions d'euros.

La cote parisienne a débuté légèrement dans le rouge, corrigeant davantage en fin de matinée avant de contenir son repli.

Wall Street s'acheminait de son côté vers une ouverture en léger retrait. Le contrat à terme sur l'indice vedette Dow Jones Industrial Average reculait de 0,27%, l'indice élargi S&P 500 de 0,27% et le Nasdaq, à forte coloration technologique, de 0,33%.

"Les marchés actions en Europe sont dans le rouge face à une combinaison de statistiques chinoises [décevantes], de nouveaux déboires sur le Brexit et un plongeon de l'optimisme autour de la situation commerciale sino-américaine qui pèsent sur la tendance", écrit David Madden, analyste à CMC Markets.

"L'accord de Trump semble aller à vau-l'eau. Ce qui préoccupe le marché, c'est que les États-Unis et la Chine usent d'un langage différent pour décrire l'accord", souligne Neil Wilson, analyste de markets.com.

Vendredi, Washington a annoncé avoir trouvé un accord partiel avec Pékin dans la guerre commerciale qui les oppose depuis plus de quinze mois. Les contours de cette entente restent à préciser ,mais Donald Trump a néanmoins assuré qu'un texte pourrait être signé "au cours des quatre prochaines semaines".

"Les États-Unis ne vont pas appliquer les taxes douanières sur les importations chinoises cette semaine, mais la hausse des droits de douane prévue pour décembre tient toujours", fait observer M. Madden, qui attend de "voir pour croire" les progrès tant attendus dans ce bras de fer.

La prudence reste de mise car en mai, les mêmes négociateurs chinois avaient pris des engagements de principe mais s'étaient heurtés à l'opposition de Pékin. L'esquisse du traité n'avait donc pas été signée et la guerre commerciale était repartie de plus belle.

- ArcelorMittal à la peine -

Dans le cas présent, la Chine, qui s'est engagée à acheter davantage de produits agricoles en provenance des États-Unis, a obtenu en échange que Washington renonce à l'augmentation de 25% à 30% des tarifs douaniers punitifs sur 250 milliards de dollars d'importations chinoises, qui devait entrer en vigueur mardi.

D'autres avancées dans les négociations sur la propriété intellectuelle et les services financiers ont été revendiquées par les deux parties, sans plus de précision.

En outre, le moral des investisseurs était plombé par la baisse plus importante que prévu des importations et des exportations chinoises en septembre, signe que son économie subit les conséquences du bras de fer commercial.

Les atermoiements sur le Brexit n'aidaient pas non plus la place parisienne. Londres et Bruxelles se sont montrés prudents dimanche sur les chances de parvenir à un accord de divorce à l'amiable. Mais Dublin a estimé lundi qu'un accord était "possible" avant l'échéance du 31 octobre.

Par ailleurs, Bruxelles a promis de lutter "jusqu'au bout" pour dissuader les Américains de lui imposer des sanctions douanières, décidées en représailles aux subventions accordées à l'avionneur européen Airbus, après le feu vert définitif de l'OMC aux Américains.

Côté statistiques, la production industrielle en zone euro est repartie à la hausse (+0,4%) en août par rapport à juillet, soit un peu mieux que prévu par les économistes.

Sensible au différend commercial, ArcelorMittal descendait de 4,77% à 12,81 euros.

Bic perdait 2,92% à 63,10 euros, pénalisé par l'abaissement de sa prévision pour 2019.

Total perdait 1,73% à 45,61 euros, dans un contexte de prix de l'or noir en baisse.

Faurecia cédait 2,13% à 43,26 euros après avoir signé un protocole d'accord avec l'allemand Continental en vue d'acquérir les 50% restants de la coentreprise SAS créée en 1996 pour 225 millions d'euros.

En revanche, Virbac s'envolait de 14,98% à 238 euros, dynamisé par le relèvement de sa prévision de croissance du chiffre d'affaires pour 2019 et par un commentaire positif d'analyste chez Jefferies.

  1. Euronext CAC40

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