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La Bourse de Paris ébranlée par le risque pétrolier (-0,67%)

La Bourse de Paris ébranlée par le risque pétrolier (-0,67%)
Salle de contrôle d'Euronext, l'opérateur de la Bourse de Paris, à La Défense, le 27 avril 2018ERIC PIERMONT

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La Bourse de Paris restait ébranlée lundi à la mi-journée (-0,67%) par une attaque de drones contre des installations pétrolières saoudiennes qui a entraîné une hausse des cours du pétrole et invalidé la tendance haussière des marchés actions.

A 13H30 (11H30 GMT), l'indice CAC 40 refluait de 37,87 points à 5.617,59 points dans un volume d'échanges de 1,1 milliard d'euros. Vendredi, il avait fini en hausse de 0,22% à 5.655,46 points.

Wall Street se préparait de son côté à ouvrir en baisse. Le contrat à terme sur l'indice vedette Dow Jones Industrial Average perdait 0,44%, celui sur l'indice élargi S&P 500 0,47% et celui sur le Nasdaq, à forte coloration technologique, 0,73%.

La cote parisienne s'est ancrée dans le rouge dès l'ouverture.

"Après trois semaines de gains décents, les marchés actions sont sous pression à la suite des tensions au Moyen-Orient et d'une forte hausse des prix du pétrole", observe Michael Hewson, analyste chez CMC Markets.

"C'est bien entendu un point négatif dans un contexte de faiblesse économique mondiale", et de craintes liées aux tensions commerciales entre la Chine et les Etats-Unis, notent de leur côté les stratégistes de la Banque Postale Asset Management (LBPAM).

Une frappe de drones samedi contre deux importantes installations pétrolières saoudiennes a sérieusement perturbé la production du royaume, faisant grimper les prix du pétrole et provoqué un regain de tension entre Washington et Téhéran.

L'Union européenne, la Russie et la Chine ont appelé lundi à la plus grande retenue après les accusations portées par Washington contre l'Iran à la suite de cette attaque revendiquée par des rebelles yéménites.

Les Etats-Unis se sont dits prêts à utiliser leurs réserves stratégiques si nécessaire et "à riposter" aux attaques qui ont diminué de moitié la production de pétrole saoudienne.

"Alors que l’économie mondiale est en ralentissement, que les actions des banques centrales semblent avoir de moins en moins de prise sur l’économie et que les risques politiques demeurent (négociations sino-américaines, Brexit…) un choc pétrolier est plus que mal venu", souligne la LBPAM.

Rien de réjouissant non plus côté macroéconomique: la production industrielle chinoise a fortement ralenti en août, son taux de croissance tombant à 4,4% sur un an, soit sa plus faible progression en 17 ans, selon des chiffres officiels publiés lundi.

Sur le Brexit, le Premier ministre britannique Boris Johnson s'est dit "prudent" à son arrivée lundi à Luxembourg pour un déjeuner avec Jean-Claude Juncker, alors que les dirigeants de l'UE continuent d'exiger de Londres des "idées" à six semaines du divorce avec Londres.

Par ailleurs, l'issue de la réunion du comité de politique monétaire de la Fed (FOMC) mercredi soir devrait capter la plus grande partie de l'attention des investisseurs.

"Les attentes du marché étant fortes, la banque centrale américaine ne voudrait pas surprendre les investisseurs et être responsable d'une forte volatilité des indices", écrivent dans une note les analystes d'Aurel BGC.

Les opérateurs attendent de la Fed une nouvelle baisse de 25 points de base.

- Bond des valeurs pétrolières -

La hausse des prix du pétrole profitait mécaniquement aux valeurs pétrolières et parapétrolières mais affectait a contrario le transport aérien.

Poids lourd de la cote, Total grimpait de 2,65% à 47,90 euros, TechnipFMC gagnait 5,58% à 24,02 euros, Maurel & Prom progressait de 5,96% à 3,11 euros, GTT de 4,88% à 89,20 euros. CGG avançait de 3,76% à 2,29 euros et Vallourec de 4,85% à 2,88 euros.

Dans le transport aérien, Air France-KLM perdait 4,62% à 9,04 euros et Airbus reculait de 3,76% à 120,78 euros.

Icade cédait 3,74% à 78,50 euros après que Goldman Sachs a abaissé sa recommandation à "neutre" contre "acheter".

Sanofi prenait 0,45% à 79,89 euros après que le groupe a annoncé s'associer avec l'entreprise américaine Abbott dans le domaine du contrôle du diabète.

DBV Technologies bénéficiait (+5,70% à 18,72 euros) d'une décision d'un comité d'experts mandaté par l'agence fédérale américaine du médicament "préparant le terrain à une approbation pour DBV" d'un traitement contre les allergies alimentaires, selon un analyste de Bryan Garnier.

  1. Euronext CAC40

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