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La première séance de 2019 à la Bourse de Paris assombrie par de mauvais chiffres chinois

La première séance de 2019 à la Bourse de Paris assombrie par de mauvais chiffres chinois
Salle de contrôle d'Euronext, l'opérateur de la Bourse de Paris, à La Défense, le 27 avril 2018ERIC PIERMONT

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Contrariée par de mauvais indicateurs d'activité en Chine, la Bourse de Paris a fini en nette baisse (-0,87%) mercredi pour sa première séance de 2019, où de nombreux investisseurs manquaient encore à l'appel.

L'indice CAC 40 a perdu 41,30 points pour clôturer à 4.689,39 points, dans un volume d'échanges faible, de 2,6 milliards d'euros. Lundi, il avait terminé une année 2018 difficile sur une hausse de 1,11%.

La cote parisienne a ouvert en forte baisse, perdant même plus de 2% au cours du premier quart d'heure d'échanges, avant de réduire progressivement ses pertes, sans parvenir toutefois à inverser la tendance.

"Dans un contexte déjà tendu en matière macroéconomique, les indices PMI chinois ont fragilisé l'indice parisien", a relevé auprès de l'AFP Mikaël Jacoby, responsable du courtage Europe continentale d'Oddo BHF Securities.

L'activité des manufactures chinoises s'est dégradée fin 2018, malgré une légère amélioration de la production, notamment du fait d'une baisse des nouvelles commandes, selon l'indice indépendant Caixin, alors que l'économie chinoise donne déjà des signes de faiblesse.

"Comme il y a encore peu d'investisseurs, le mouvement a été accentué par la faiblesse des volumes d'échanges", a complété M. Jacoby.

Plus généralement, les marchés sont "toujours confrontés aux mêmes problèmes, à savoir les relations compliquées entre la Chine et les États-Unis, le Brexit et une faiblesse économique assez latente dans certains pays" et tant qu'il n'y aura pas plus de visibilité, cela continuera à peser, a estimé l'expert.

Par ailleurs, les investisseurs ont gardé un oeil sur les États-Unis où la paralysie partielle des administrations fédérales se poursuivait, faute d'accord entre le président américain et les démocrates.

Du côté des indicateurs, outre les chiffres chinois, les investisseurs ont pris connaissance de l'indice PMI manufacturier pour le mois de décembre en France, marqué par une détérioration pour la première fois depuis septembre 2016.

En matière de valeurs, la majorité de l'indice CAC 40 a fini dans le rouge.

Le secteur des matières premières a souffert des inquiétudes au sujet de l'économie chinoise. ArcelorMittal a ainsi perdu 2,44% à 17,60 euros et Eramet 3,81% à 58,05 euros.

Le domaine du luxe a aussi été affecté, LVMH reculant de 1,90% à 253,30 euros, tout comme Kering (-2,14% à 402,80 euros) et Hermès (-1,49% à 477,60 euros).

Les valeurs automobile n'ont pas non plus été épargnées, à l'instar de Peugeot (-2,98% à 18,09 euros), Renault (-2,97% à 52,93% euros), Michelin (-1,29% à 85,58 euros) et Valeo (-3,88% à 24,52 euros).

  1. Euronext CAC40

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