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La Bourse de Paris limite ses pertes, mais reste méfiante

La Bourse de Paris  limite ses pertes, mais reste méfiante
Salle de contrôle d'Euronext, l'opérateur de la Bourse de Paris, à La Défense, le 27 avril 2018ERIC PIERMONT

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La Bourse de Paris a fini en léger recul lundi (-0,18%), réussissant à limiter ses pertes, mais la méfiance reste importante parmi les investisseurs au regard des signaux d'affaiblissement de l'économie mondiale.

L'indice CAC 40 a cédé 9,28 points à 5.260,64 points. Vendredi, la cote parisienne a clôturé en nette baisse (-2,03%).

Après un démarrage négatif, la place parisienne a osé une petite incursion dans le vert juste après la publication d'un indicateur allemand meilleur qu'attendu, mais sans réussir à y rester.

"Malgré le rebond du moral des consommateurs allemands, les marchés européens restent sous le coup des mauvais indicateurs PMI de vendredi en zone euro", a observé Alexandre Baradez, un analyste de IG France.

Le baromètre Ifo a ainsi augmenté en mars après six mois de baisse d'affilée et avoir atteint son plus bas niveau en quatre ans le mois passé. Ressortant à 99,6 points, contre 98,7 points en février (chiffre révisé de +0,2 point), cet indicateur qui donne un avant-goût de l'activité économique dans les mois à venir en Allemagne, a en outre dépassé les attentes des analystes.

"Les investisseurs restent méfiants et l'inquiétude est également alimentée par la mauvaise tenue des marchés américains. Ils se demandent si Wall Street n'est pas en train d'entrer dans une phase de saturation avec des prises de bénéfices", a complété M. Baradez.

Sur le dossier du Brexit, la situation est restée compliquée, alors que la Première ministre Theresa May a annoncé lundi qu'en l'état actuel, l'accord négocié avec Bruxelles n'avait pas de soutien suffisant au Parlement pour pouvoir être soumis à un troisième vote.

L'adoption de cet accord est pourtant la condition mise par l'Union européenne à un Brexit ordonné dont la date a été repoussée au 22 mai.

En matière de valeurs, les semi-conducteurs ont souffert de prises de bénéfices dans le sillage du recul du Nasdaq américain.

STMicroelectronics a enregistré la plus forte baisse du CAC 40 avec un recul de 3,85% à 13,97 euros. Atos a également reculé de 1,54% à 84,16 euros.

Les titres sidérurgiques, sensibles à la conjoncture, ont poursuivi la chute entamée vendredi: Vallourec a perdu 5,75% à 2,08 euros, Eramet 2,96% à 47,24 euros, Aperam 1,24% à 25,54 euros et ArcelorMittal 0,83% à 18,22 euros.

L'automobile a aussi souffert, à l'image de Renault (-1,88% à 56,50 euros) ou Peugeot (-2,90% à 21,12 euros).

Euronext a lâché 0,63% à 55,15 euros alors que l'opérateur américain Nasdaq a annoncé lundi prolonger d'un mois son offre de près de 700 millions d'euros pour le rachat de la Bourse d'Oslo, que l'opérateur boursier paneuropéen convoite également pour le même prix.

Carrefour a pâti (-2,63% à 16,45 euros) d'une dégradation de sa note par l'agence de notation Standard and Poor's.

  1. Euronext CAC40

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