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La Bourse de Paris finit la semaine dans un état fébrile (-1,11%)

La Bourse de Paris finit la semaine dans un état fébrile (-1,11%)
Salle de contrôle d'Euronext, l'opérateur de la Bourse de Paris, à La Défense, le 27 avril 2018ERIC PIERMONT

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La Bourse de Paris a fini la semaine déstabilisée par l'incertitude ambiante sur les marchés et dans un état de fébrilité aggravé à la clôture (-1,11%) par des propos de Donald Trump.

L'indice CAC 40 a perdu 60,04 points pour terminer à 5.327,92 points, dans un volume d'échanges de 2,89 milliards d'euros. La veille, il avait clôturé sur un gain de 2,31%.

Au cours de la semaine écoulée, l'indice a perdu 0,58%. Mais il continue d'afficher une hausse de 12,62% depuis le 1er janvier.

La cote parisienne a ouvert en recul et a creusé son repli en fin de séance après de nouvelles déclarations du président américain.

Donald Trump a averti que les Etats-Unis n'étaient "pas prêts" à conclure un accord commerciale avec la Chine, évoquant même une possible annulation du round de discussions prévues en septembre à Washington.

La tournure que prend le différend commercial entre la Chine et les Etats-Unis "devient inquiétante", reconnaît Thierry Claudé, gérant pour Kiplink Finances, interrogé par l'AFP. Cependant, somme toute, les investisseurs "s'habituent aux annonces intempestives de M. Trump et ils ne croient pas qu'il y ait une rupture des négociations".

Le différend traîne "car il y a beaucoup d'intérêts en jeu" et "chacune des parties a intérêt à ce qu'un accord soit trouvé" insiste-t-il, un avis partagé par la plupart des acteurs de marché.

Les tensions sino-américaines sont montées d'un cran après l'annonce, la semaine dernière, par M. Trump de tarifs douaniers supplémentaires sur les importations chinoises à compter de septembre.

Et les fraîches déclarations du président américain officialisent un peu plus l'impasse dans laquelle se trouvent les négociations entre les deux pays pour mettre fin à la guerre commerciale.

"Le grosse baisse de vendredi et lundi a aussi pesé sur le moral, même si le marché s'est bien repris jeudi, peut-être même trop vite" en l'absence de mauvaises nouvelles et grâce à la stabilisation de la monnaie chinoise, souligne M. Claudé.

Donald Trump a affirmé de son côté vendredi qu'il ne dévaluerait pas le dollar, malgré le handicap que représente l'appréciation du billet vert par rapport à d'autres devises pour les exportations américaines.

Par ailleurs, les investisseurs sont également préoccupés par l'éclatement de la coalition populiste italienne au pouvoir depuis 14 mois qui plonge la troisième économie de la zone euro dans l'incertitude.

Ils ont également eu des mauvaises nouvelles confirmant le ralentissement de la production industrielle: après le recul allemand plus fort qu'attendu publié mercredi, la production industrielle en France a aussi connu un net reflux au mois de juin.

  1. Euronext CAC40

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