La Bourse de Paris moins optimiste après le ralentissement en zone euro (+0,11%)

La Bourse de Paris cédait du terrain jeudi à la mi-journée (+0,11%), l'annonce du ralentissement de la croissance économique en zone euro en 2018 freinant un peu l'optimisme engendré la veille par la banque centrale américaine.

A 13H37 (12h37 GMT), l'indice CAC 40 gagnait 5,25 points à 4.980,20 points, dans un volume d'échanges de 1,2 milliard d'euros. La veille, il avait fini en progression de 0,95%.

La cote parisienne a ouvert en légère hausse, franchissant les 5.000 points avant d'être coupée dans son élan en fin de matinée avec la publication de statistiques européennes qui montrent des signes de faiblesse.

Wall Street se préparait de son côté à ouvrir sur une note mitigée.

Le contrat à terme sur l'indice vedette Dow Jones Industrial Average perdait 0,13 %, tandis que celui de l'indice élargi S&P progressait de 0,11% et celui du Nasdaq, à dominante technologique, prenait 0,52%.

La Réserve fédérale américaine (Fed) a laissé mercredi ses taux d'intérêt inchangés tout en promettant de "patienter" avant de futures hausses, pointant notamment le ralentissement de l'économie mondiale. Les marchés mondiaux ont tous salué ce changement de ton.

"Reste maintenant les éventuelles annonces sur les relations commerciales sino-américaines, alors que les discussions sur la guerre commerciale se poursuivent aujourd'hui à Washington entre les délégations américaine et chinoise", indique Franklin Pichard, directeur général chez Kiplink Finance.

Les Etats-Unis et la Chine ont repris mercredi leurs délicates négociations commerciales à la Maison Blanche dans un climat de tension extrême alimentée par la série d'inculpations visant le géant des télécoms chinois Huawei et l'un des ses dirigeants

Le patron de la Fed, Jerome Powell, a souligné que l'incertitude liée à ces négociations commerciales ainsi que la possibilité d'un second "shutdown" à partir du 15 février pourraient avoir un impact économique durable, essentiellement en raison de la perte de confiance qu'elles risqueraient de susciter.

Autre risque bien identifié, la croissance économique a nettement ralenti dans la zone euro l'an dernier, s'établissant à 1,8% contre 2,4% en 2017, selon une première estimation d'Eurostat.

L'Italie est entrée en "récession technique" fin 2018, son produit intérieur brut (PIB) ayant reculé pour le deuxième trimestre consécutif, une situation qui complique encore plus l'équation budgétaire de la coalition populiste au pouvoir.

Les nouvelles n'étaient pas plus roses en Asie, où l'activité manufacturière en Chine, mesurée par l'indice des directeurs d'achats (PMI) s'est inscrite en janvier à 49,5, contre 49,4 en décembre et 50,0 en novembre, un chiffre inférieur à 50 témoignant d'une contraction.

Au Japon, la production industrielle s'est repliée de 0,1% en décembre sur un mois, après une baisse de 1% en novembre, la septième contraction en neuf mois.

Aux Etats-Unis, les investisseurs prendront connaissance des dépenses et revenus des ménages.

Valeurs bancaires et Vallourec en berne

Sur le plan des valeurs, les financières étaient à la peine, dans le sillage des banques italiennes: Société Générale perdait 2,31% à 27,54 euros, BNP Paribas reculait de 1,76% à 41,58 euros et Crédit Agricole se repliait de 1,30% à 10,03 euros.

Total (+1,71% à 47,83 euros) profitait de la hausse des cours du pétrole tandis que TechnipFMC avançait de 1,14% à 20,36 euros, après avoir remporté un très gros contrat au Texas.

L'action Marie Brizard grimpait de 4,56% à 2,52 euros. Les actionnaires du groupe ont voté massivement, jeudi en assemblée générale, en faveur du plan de sauvetage présenté par l'actionnaire de référence Cofepp.

Le titre Latécoère progressait de 5,25% à 3,11 euros, le groupe s'étant dit prêt mercredi à engager des "évolutions stratégiques" après une année 2018 qui a vu son activité progresser à la faveur de son plan de redressement.

L'action Atos s'effritait de 0,62% à 80,28 euros alors que le groupe va se délester d'une partie du capital de sa filiale de paiements électroniques Worldline, qui prenait pour sa part 3,26% à 46,88 euros.

Le titre Manitou bondissait de 9,67% à 26,65 euros après un chiffre d'affaires en hausse de 18% à 1,9 milliard d'euros et une nouvelle progression de 10% prévue cette année.

Le titre Vallourec chutait de 8,67% à 1,56 euro, après des informations de l'agence Bloomberg selon lesquelles des créanciers cherchent à se défaire de leurs créances, craignant que le groupe ait des difficultés à faire face à ses engagements de remboursement de sa dette. Valllourec disposait fin septembre de 2,2 milliards d'euros de lignes de crédit bancaires à moyen et long terme.

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