La Bourse de Paris monte timidement à mi-séance (+0,18%)

La Bourse de Paris monte timidement à mi-séance (+0,18%)
Salle de contrôle d'Euronext, l'opérateur de la Bourse de Paris, à La Défense, le 27 avril 2018ERIC PIERMONT

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La Bourse de Paris s'affichait en timide hausse (+0,18%) mercredi à la mi-journée, les investisseurs faisant peu de cas du rejet, largement attendu, de l'accord sur le Brexit par le parlement britannique la veille.

A 13H40 (12H40 GMT), l'indice CAC 40 prenait 8,49 points à 4.794,66 points, dans un volume d'échanges de 1,1 milliard d'euros. La veille, l'indice avait fini en baisse pour la troisième séance d'affilée (-0,39%).

La cote parisienne a ouvert en hausse avant de réduire ses gains au cours de la matinée.

Wall Street se dirigeait pour sa part vers une ouverture proche de l'équilibre. Le contrat à terme sur l'indice vedette Dow Jones Industrial Average prenait 0,09%, celui de l'indice élargi S&P 0,14% et celui du Nasdaq, à dominante technologique, 0,03%.

"Le résultat du vote du Parlement britannique sur le Brexit était connu d'avance. L'enjeu était surtout de savoir combien de votes allaient manquer à la Première ministre May", a observé dans une note Christopher Dembik, responsable de la recherche économique chez Saxo Banque.

A moins de trois mois du Brexit, les députés britanniques ont infligé mardi une défaite historique à la Première ministre Theresa May en rejetant massivement son accord de sortie de l'UE, déclenchant le dépôt d'une motion de censure par l'opposition travailliste.

La chambre des Communes a recalé le texte par 432 voix contre 202, la plus lourde défaite essuyée par un dirigeant britannique depuis les années 1920, et qui plonge encore un peu plus le pays dans la confusion.

"La bonne nouvelle, c'est que l'Europe continentale et ses marchés boursiers semblent immunisés sur le moyen terme par les aléas de la vie politique britannique", a-t-il complété.

"Il n'est pas certain que cette avance tienne", a toutefois tempéré Tangi Le Liboux, un stratégiste du courtier Aurel BGC.

"Certes, un +hard Brexit+ n'est pas l'option la plus réaliste, mais sa probabilité a néanmoins augmenté depuis hier soir. Tout comme celle de l'absence de Brexit tout court", a-t-il poursuivi.

Theresa May a désormais jusqu'à lundi pour présenter un "plan B", si elle survit à la motion de censure travailliste, qui sera votée mercredi à 19H00 GMT.

Plusieurs options s'offrent à elle: s'engager à retourner négocier à Bruxelles ou demander un report de la date du Brexit, programmé pour le 29 mars. Le vote de mardi ouvre également la possibilité d'un divorce sans accord évoqué par le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker.

Du côté des indicateurs, le marché automobile européen est resté stable l'an dernier (+0,1%), mais a encore chuté de 8,4% en décembre, son quatrième mois de baisse d'affilée, d'après les chiffres de l'Association des constructeurs européens d'automobiles (ACEA).

En Allemagne, le taux d'inflation s'est bien élevé à 1,7% en décembre sur un an, décélérant nettement après 2,3% en novembre.

Au Royaume-Uni, l'inflation a encore ralenti en décembre, à 2,1% sur un an soit son rythme le plus faible depuis deux ans.

Aux Etats-Unis, les ventes au détail pour décembre, le rapport hebdomadaire sur les stocks de pétrole et la publication du Livre beige de la Fed - après la clôture des Bourses européennes - complèteront l'agenda.

- Tarkett en forme -

Sur le terrain des valeurs, Tarkett bondissait de 5,41% à 18,51 euros, bénéficiant du début de la couverture de son titre par MainFirst, qui a émis une recommandation à "sur-performer".

Peugeot s'adjugeait 3,05% à 21,27 euros, Renault 0,86% à 56,40 euros. PSA (Peugeot, Citroën, DS) a vu ses livraisons de voitures neuves bondir de 32,8% sur l'ensemble de 2018 en Europe, aidé par l'intégration d'Opel et Vauxhall, tandis que Renault (avec Dacia, Lada, Alpine) a fait un peu mieux que le marché (+0,8%).

En outre, plusieurs représentants du gouvernement français seront à Tokyo mercredi pour une série de rencontres avec les différents protagonistes du dossier Renault-Nissan en vue de préparer l'après-Carlos Ghosn.

Aéroports de Paris (ADP) reculait de 1,14% à 164,90 euros alors que le trafic des aéroports parisiens Orly et Charles-de-Gaulle a augmenté de 3,8% en 2018, ralenti par les grèves d'Air France au premier semestre, mais tiré par une belle progression des liaisons internationales.

Par ailleurs, l'Autorité de supervision indépendante des redevances aéroportuaires (ASI) a refusé d'homologuer l'évolution des tarifs de redevances proposés pour 2019 par Aéroports de Paris pour Roissy et Orly.

Air France progressait de 2,46% à 8,99 euros. Benjamin Smith, aux commandes du groupe depuis septembre, effectuait mercredi sa première apparition publique en s'exprimant au Sénat.

Mediawan montait de 4,46% à 11,70 euros alors que la société de production a réalisé sa première acquisition hors de France en prenant une part majoritaire dans le producteur italien Palomar.

GL Events grimpait de 2,11% à 17,42 euros. La société spécialisée dans l'organisation d'événements a franchi la barre du milliard d'euros d'activité et bouclé sa première acquisition en Chine.

JC Decaux gagnait 2,47% à 25,68 euros, soutenu par l'annonce d'un contrat de mobilier urbain publicitaire pour une période de 11 ans auprès de la ville de Rotterdam.

Esker prenait 3,01% à 68,50 euros. L'éditeur de logiciels prévoit d'enregistrer encore une forte croissance en 2019, après une année record en matière d'activité en 2018.

  1. Euronext CAC40

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