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La Bourse de Paris ne sait pas sur quel pied danser avec l'inflation américaine

La Bourse de Paris ne sait pas sur quel pied danser avec l'inflation américaine
La salle de contrôle d'Euronext, société qui gère la bourse de Paris, à la Défense, le 21 novembre 2019ERIC PIERMONT
 
 

La Bourse de Paris a terminé en baisse de 1,01% jeudi, au terme d'une nouvelle séance volatile, concentrée sur l'interprétation des chiffres de l'inflation aux Etats-Unis.

L'indice vedette CAC 40 a perdu 63,47 points à 6.206,26 points, au lendemain d'un bond de 2,50%.

La cote parisienne a évolué en baisse de plus de 2% durant la majeure partie de la séance, avant de retrouver de la vigueur dans les deux dernières heures de cotation.

Dans une séance une nouvelle fois "nerveuse", "les crispations du marché se sont jouées autour des chiffres de l'inflation aux Etats-Unis, difficiles à interpréter", selon Daniel Larrouturou, gérant actions chez Dôm Finance.

Pour les prix à la consommation, l'indice CPI mercredi, comme pour les prix à la production, PPI, jeudi, la tendance est la même: la hausse a ralenti sur un an entre mars et avril, mais le rythme s'est avéré plus élevé que les prévisions des analystes.

"C'est le verre à moitié vide ou à moitié plein", résume le gérant.

L'inflation est revenue au centre des préoccupations des marchés car son taux a des conséquences pour la finance comme pour la consommation.

Pour la finance, le rythme de l'inflation détermine la vigueur de la réponse des banques centrales, dont la mission est de maîtriser la hausse des prix. Le tour de vis enclenché par la Réserve fédérale américaine, avec notamment le relèvement de ses taux directeurs, vise à faire redescendre le thermomètre des prix, mais au risque de déprimer l'activité économique.

La hausse des prix a aussi un impact sur la consommation avec ses répercussions sur le pouvoir d'achat des ménages.

Les craintes d'une inflation poussaient les investisseurs vers le marché obligataire, ce qui offrait un petit répit sur les taux. Le taux français sur l'emprunt à 10 ans reculait à 1,35%, loin des 1,60% du début de semaine.

STMicroelectronics applaudi

Le fabricant franco-italien de composants électroniques (+3,97% à 35,74 euros) vise un chiffre d'affaires annuel de 20 milliards de dollars "et au-delà" pour la période 2025-2027, en très nette hausse par rapport à ses ventes actuelles.

Sur l'indice CAC 40, il ne s'est fait voler la vedette que par Alstom (+4,85% à 22,91 euros), qui avait connu une séance très agitée mercredi après la publication de ses résultats en raison d'interrogations sur ses niveaux de trésorerie.

Renault souffre avec Nissan

Nissan a annoncé un bénéfice annuel mais nettement en deçà des attentes des analystes jeudi, ce qui a mis sous pression son partenaire Renault. Le constructeur français a perdu plus de 7,5% en séance, pour reculer finalement de 2,27% à 22,43 euros.

Les résultats de Bouygues mal accueillis

L'action Bouygues a perdu 0,96% à 30,93 euros alors que le géant français du BTP a publié un résultat net en fort recul au premier trimestre 2022, en raison notamment de la revente des parts d'Alstom. Le premier trimestre est "un peu moins dynamique que les pairs", souligne une note d'Oddo BHF.


 

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