La Bourse de Paris nichée au dessus des 5.500 points (+0,08%)

La Bourse de Paris nichée au dessus des 5.500 points (+0,08%)
Salle de contrôle d'Euronext, l'opérateur de la Bourse de Paris, à La Défense, le 27 avril 2018ERIC PIERMONT

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La Bourse de Paris campait au-dessus du seuil des 5.500 points lundi (+0,08%), focalisée sur les résultats de banques américaines et dans l'espoir d'un accord commercial sino-américain alors que les négociations sont entrées dans leur dernière ligne droite.

A 14h22 (12H22 GMT) l'indice CAC 40 gagnait 4,30 points à 5.507,00 points, dans un volume d'échanges de 1,02 milliard d'euros. Vendredi, l'indice phare de la cote parisienne a fini en hausse de 0,31%, à son plus haut niveau depuis début octobre.

Après une ouverture proche de l'équilibre, la cote parisienne a très légèrement progressé, inscrivant un nouveau record en séance (5.518,37 points).

Wall Street se dirigeait vers une ouverture sans direction. Le contrat à terme sur l'indice vedette Dow Jones Industrial Average était quasiment stable (+0,06%), tout comme celui sur l'indice élargi S&P (-0,01%), et celui sur le Nasdaq, à dominante technologique (-0,06%).

"Tous les yeux convergent vers les résultats d'entreprises ou encore vers l’évolution des relations commerciales entre Washington et Pékin", soulignent les experts de Mirabaud Securities Genève.

L'actualité autour du Brexit marquant une pause, "l'attention des investisseurs devrait essentiellement se focaliser sur les résultats des entreprises et sur les indicateurs économiques américains", écrivent pour leur part les stratèges du courtier Aurel BGC.

Les investisseurs seront sensibles à la publication des résultats des banques américaines: Citigroup a annoncé lundi des résultats contrastés au premier trimestre tandis que Goldman Sachs a informé d'une chute de 20% à 2,2 milliards de dollars de son bénéfice net au premier trimestre.

En fin de semaine dernière, un rebond des exportations chinoises et l'assouplissement du crédit pour stimuler l'activité ont envoyé un message favorable.

Les investisseurs sont désormais pressés de voir les pourparlers commerciaux menés tout au long de ces derniers mois déboucher réellement sur un accord sino-américain tandis que les menaces planent sur les relations entre Washington et l'UE.

Les Etats-Unis ont laissé entrevoir la perspective de la fin de la guerre commerciale avec la Chine qui pourrait faire rebondir la croissance mondiale, sans fixer de date pour parvenir à un accord commercial. Les deux parties doivent avoir des discussions par téléphone cette semaine.

Sur le même sujet, l'UE a approuvé lundi l'ouverture de négociations commerciales avec les Etats-Unis pour éviter une guerre commerciale avec Washington en dépit du refus affiché de Paris de négocier avec un partenaire hostile à l'accord mondial sur le climat.

L'agenda économique était très allégé ce lundi mais il doit s'étoffer dès mardi, avec l'indice ZEW mesurant le moral des investisseurs allemands et la production manufacturière aux Etats-Unis en mars.

- Publicis en tête du SBF 120 -

Publicis grimpait de 1,50% à 47,90 euros, après avoir confirmé dimanche ses objectifs pour 2019 et annoncé l'acquisition d'Epsilon, un spécialiste américain du marketing ciblé, pour 4,4 milliards de dollars.

Vivendi avançait de 1,37% à 26,64 euros, porté par la hausse de 10,7% de son chiffre d'affaires à 3,46 milliards d'euros, pour le premier trimestre, grâce notamment à la progression d'Universal Music Group (UMG).

Vinci cédait 0,51% à 89,20 euros. Le groupe réclame "plusieurs centaines de millions d'euros" à l'Etat en guise de compensation à l'abandon du projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes dont il devait être le concessionnaire.

Dassault Aviation reculait de 0,15% à 133,85 euros. L'homme d'affaires indien Anil Ambani, proche du Premier ministre indien Narendra Modi, a bénéficé de l'annulation de plus de 140 millions d'euros de redressement fiscal par la France, au moment où se négociait la vente de 36 avions de combat Rafale de Dassault à l'Inde.

EDF gagnait 2,39% à 12,41 euros, après une information parue lundi dans Le Parisien, selon laquelle Emmanuel Macron s'apprête à donner son feu vert à un mouvement de renationalisation, au moins partielle, des activités nucléaires d'EDF.

Genfit bondissait de 4,89% à 23,16 euros après avoir annoncé de nouvelles données positives sur un essai clinique de phase II évaluant son produit phare, Elafibranor, dans la PBC (cholangite biliaire primitive).

  1. Euronext CAC40

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