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La Bourse de Paris démarre en repli, toujours inquiète pour la croissance européenne

La Bourse de Paris démarre en repli, toujours inquiète pour la croissance européenne
Salle de contrôle d'Euronext, l'opérateur de la Bourse de Paris, à La Défense, le 27 avril 2018ERIC PIERMONT

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La Bourse de Paris a débuté en recul vendredi (-0,49%), toujours affectée par les inquiétudes au sujet de la croissance en zone euro, au lendemain de la nette révision à la baisse des prévisions de la Banque centrale européenne.

A 09H20, l'indice CAC 40 perdait 23,04 points à 5.244,88 points. La veille, il avait reflué déjà de 0,39%.

"Sans surprise Mario Draghi a décrit une situation morose faite de multiples risques pesant sur la conjoncture, allant des tensions protectionnistes aux incertitudes géopolitiques, en passant par les interrogations des marchés émergents", ont souligné les experts de Mirabaud Securities Genève.

Et les interrogations surgissent après cette réunion de la BCE "et le violent abaissement des estimations pour la croissance et l'inflation en zone euro", ont-ils ajouté.

La BCE n'attend plus que 1,1% de croissance en 2019 et 1,6% en 2020, contre 1,7% pour ces deux années lors des prévisions de décembre. Concernant l'inflation, elle prévoit désormais 1,2% cette année et 1,5% l'an prochain.

Dans ce contexte, l'institution a promis de maintenir ses taux d'intérêt à leur plus bas historique au moins "jusqu'à la fin" de cette année, alors qu'elle se fixait jusque-là "l'été 2019" pour horizon. Elle a également annoncé le lancement d'une nouvelle vague de prêts géants et bon marché aux banques, entre septembre prochain et mars 2021, avec, à chaque fois, une échéance de deux ans.

Côté indicateurs, les commandes passées à l'industrie allemandes ont nettement baissé sur un mois en janvier. En France, la production industrielle a augmenté de 1,3% mais le déficit commercial s'est creusé pour atteindre 4,2 milliards d'euros toujours en janvier.

En Chine, les exportations et les importations ont plongé bien plus que prévu en février, renforçant les inquiétudes vis-à-vis du géant asiatique, aux prises avec un ralentissement économique.

Sur le terrain des valeurs, EssilorLuxottica enregistrait la plus forte baisse de l'indice CAC 40 (-3,45% à 104,90 euros) pénalisé par des résultats et des perspectives inférieures aux attentes des analystes, malgré un bénéfice net part du groupe en hausse de 4,5% en 2018.

Air France-KLM refluait de 0,28% à 10,57 euros. Le groupe a transporté en février 7 millions de passagers, soit 4,1% de plus qu'il y a un an, la zone Amérique latine caracolant en tête avec une progression de 8,3%.

  1. Euronext CAC40

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