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La Bourse de Paris ralentit le rythme à la mi-journée

La Bourse de Paris ralentit le rythme à la mi-journée
La Bourse de Paris ralentit le rhthme à la mi-journéeERIC PIERMONT

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La Bourse de Paris était toujours en hausse à la mi-journée mais freinait la cadence (+0,19%), hésitant à se positionner sur fond d'incertitudes géopolitiques.

A 14H14 (12H14 GMT), l'indice CAC 40 prenait 10,59 points à 5.468,15 points, dans un volume d'échanges de 1,7 milliard d'euros. La veille, il avait fini quasi stable à 0,06%.

Le marché parisien a ouvert en territoire positif avant de céder progressivement du terrain.

De son côté, Wall Street devrait ouvrir sans tendance marquée.

Le contrat à terme sur l'indice vedette Dow Jones Industrial Average, qui donne sa tendance, gagnait 0,21%. Celui de l'indice élargi S&P 500 prenait 0,08%, tandis que celui du Nasdaq, à dominante technologique, était stable (-0,04%).

"Peter Praet (le chef économiste de la Banque centrale européenne, NDLR) a donné ce matin le coup d'envoi des spéculations quant aux annonces de la BCE lors de sa réunion de politique monétaire du 14 juin", a relevé Franklin Pichard, directeur général de Kiplink Finance.

M. Praet a en effet indiqué mercredi que le Conseil des gouverneurs devrait évaluer, lors de la prochaine réunion de politique monétaire, si les progrès réalisés jusqu'ici avaient été suffisants pour justifier un dénouement progressif des achats nets d'actifs sur le marché. Ces propos suggèrent un resserrement à venir de la politique monétaire de soutien de la BCE.

Mais "dans l'immédiat", poursuit M. Pichard, "c'est le commerce international et ses conséquences sur les marchés financiers qui seront au cœur des débats lors du prochain G7 qui débute demain". Selon lui, "les six membres (hors Etats-Unis) défendront fermement leurs positions face à Donald Trump".

Les investisseurs gardaient également un oeil attentif au dossier italien, les analystes du courtier Aurel BGC estimant que la politique budgétaire de la péninsule pourrait "limiter le potentiel de hausse de l'Europe à court terme".

Le nouveau chef du gouvernement populiste italien, Giuseppe Conte, a officiellement pris ses fonctions mercredi après le dernier vote de confiance du Parlement sur un programme tournant le dos à l'austérité.

- Rémy Cointreau à la traîne -

Du côté des indicateurs, la croissance économique en zone euro a fortement ralenti au premier trimestre, le PIB ayant progressé de 0,4% par rapport au trimestre précédent, a indiqué jeudi l'Office européen des statistiques, confirmant ainsi ses deux premières estimations.

Le marché restait dans l'attente des demandes hebdomadaires d'allocation chômage ainsi que le crédit à la consommation pour le mois d'avril aux Etats-Unis.

Du côté des valeurs, EDF prenait 0,45% à 11,20 euros, après l'annonce d'un protocole avec la compagnie d'électricité brésilienne Eletrobras et sa filiale Eletronuclear en vue d'une coopération dans le secteur nucléaire.

Airbus gagnait 0,90% à 100,90 euros. L'avionneur européen a enregistré 111 commandes nettes d'avions entre le 1er janvier et la fin mai, et livré 223 appareils sur cette période.

Rémy Cointreau reculait de 4,94% à 121,20 euros, signant la plus forte baisse du CAC 40, après un net recul de son bénéfice net (-22,1%) sur l'année 2017-2018, à 148,2 millions d'euros, en raison d'un gain non récurrent sur l'exercice précédent dû à la création de la coentreprise Passoa.

Eurazeo était en hausse de 0,76% à 66,60 euros. La société d'investissement a annoncé qu'elle allait devenir actionnaire majoritaire de 2RH Group, le leader européen des équipements de protection pour la moto et les sports extérieurs.

  1. Euronext CAC 40

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