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La Bourse de Paris démarre du bon pied après la BCE

La Bourse de Paris démarre du bon pied après la BCE
La Bourse de Paris a entamé la séance de vendredi en hausseERIC PIERMONT
paris

La Bourse de Paris évoluait dans le vert vendredi matin (+0,44%), poursuivant la dynamique positive enclenchée la veille par les annonces de la Banque centrale européenne (BCE), à l'orée d'une séance chargée sur le plan macroéconomique.

A 09H20, l'indice prenait 24,55 points à 5.553,01 points. La veille, il avait fini en nette hausse de 1,39% à 5.528,46 points.

Le président de la BCE, Mario Draghi, a réussi son pari, selon Christopher Dembik, un analyste de Saxo Banque: "La normalisation est en marche mais la BCE prendra son temps et les marchés sont rassurés."

Dans le détail, l'institution de Francfort a décidé d'arrêter à la fin de l'année son vaste programme de rachats d'actifs, aussi appelé "Quantitative easing" ("QE"), pour peu que les prochains mois "confirment" la progression de l'inflation en zone euro.

Cette sortie progressive du "QE" passera par une baisse de son rythme entre octobre et décembre, à 15 milliards d'euros mensuels contre 30 milliards actuellement.

En outre, la banque centrale a maintenu ses taux directeurs au plus bas et compte laisser ce niveau inchangé au moins jusqu'à la fin de l'été 2019, alors que les marchés s'attendaient plutôt à une hausse en juin l'année prochaine.

"Les orientations de la Banque centrale européenne hier sont apparues beaucoup plus conciliantes qu'attendues", a estimé Michael Hewson, un analyste de CMC Markets.

"Globalement, c'est positif pour le marché des actions qui bénéfice surtout de la baisse de l'euro", ont relevé pour leur part les experts de Mirabaud Securities Genève.

L'euro s'est soudainement replié jeudi juste après la diffusion du communiqué marquant la fin de la réunion de la BCE et a ensuite continué à baisser.

De son côté, la Banque du Japon (BoJ) a reconnu vendredi la faiblesse de l'inflation dans l'archipel et a donc reconduit ses mesures d'assouplissement monétaire, détonnant par rapport à la Fed et à la BCE qui normalisent progressivement leurs politiques.

Dans ce contexte, les investisseurs garderont tout de même un oeil sur le dossier des tensions commerciales.

Dans le cadre de son bras de fer avec Pékin, l'administration Trump devrait dévoiler vendredi une liste définitive des marchandises chinoises susceptibles d'être frappées de droits de douane punitifs.

- Teleperformance dopé -

Du côté des indicateurs, l'agenda s'annonce garni des deux côtés de l'Atlantique.

Les investisseurs prendront connaissance de la deuxième estimation de l'inflation en mai et du commerce international de biens en avril pour la zone euro.

La Banque de France a abaissé sa prévision de croissance pour la France de 1,9% à 1,8% en 2018, afin de tenir compte du "ralentissement temporaire" de l'activité en début d'année et de la baisse de la consommation.

De son côté, la Bundesbank a fortement abaissé sa prévision de croissance pour l'Allemagne cette année, à 2,0% contre 2,5% auparavant, pour intégrer le coup de frein du premier trimestre et les multiples "incertitudes" sur l'économie.

Dans l'après-midi, les acteurs de marché découvriront l'activité industrielle dans la région de New York en juin, la première estimation du moral des ménages pour le même mois ainsi que la production industrielle en mai. Ils prêteront également attention au flux de capitaux investis à long terme en avril.

En matière de valeurs, Teleperformance grimpait de 6,22% à 148,50 euros, après avoir conclu un accord définitif pour racheter la société indienne Intelenet au fonds d'investissement américain Blackstone, pour une valeur d'entreprise d'un milliard de dollars.

Le secteur automobile était bien orienté. Peugeot prenait 1,17% à 21,57 euros et Renault 0,29% à 85,08 euros. Les immatriculations en Europe du groupe PSA (Peugeot, Citroën, DS) ont bondi de 58% en mai, grâce à l'ajout des marques Opel et Vauxhall rachetées l'an dernier à General Motors, tandis que le groupe Renault a progressé de 6,4%, d'après les chiffres de l'Association des constructeurs européens d'automobiles (ACEA). Dans leur sillage, Valeo progressait de 1,84% à 54,32 euros et Michelin de 1,45% à 112,10 euros.

TF1 reculait de 0,74% à 9,33 euros, après avoir annoncé qu'il allait s'associer avec France Télévisions et M6 pour créer une plateforme commune de vidéo en ligne.

Air France-KLM perdait 1,63% à 7,13 euros. Le nouveau PDG d'Air France-KLM devrait être choisi "dans l'idéal" avant le 15 juillet, a déclaré Anne-Marie Couderc, présidente non-exécutive du groupe depuis le départ de Jean-Marc Janaillac, dans un entretien aux Echos.

LDLC gagnait 5,58% à 17,78 euros. Pénalisé par l'envolée du prix des mémoires informatiques, le vendeur en ligne d'équipements de haute technologie Groupe LDLC a enregistré un recul de 33% de ses résultats annuels mais table sur une reprise de son activité dès cette année.

Visiativ grignotait 0,72% à 35,05 euros, après avoir pris pied en Grande-Bretagne via une petite acquisition.

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