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La Bourse de Paris stable après le retrait américain de l'accord iranien

La Bourse de Paris stable après le retrait américain de l'accord iranien
La Bourse de Paris ouvre stable, sans inquiétude marquée par l'annonce du retrait des Etats-Unis de l'accord sur le nucléaire iranienERIC PIERMONT

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La Bourse de Paris évoluait à l'équilibre mercredi matin (-0,01%), le marché accueillant avec prudence mais sans inquiétude marquée l'annonce du retrait des Etats-Unis de l'accord sur le nucléaire iranien.

A 09H18 (07H18 GMT), l'indice CAC 40 cédait 0,49 point à 5.521,44 points. La veille, il avait fini en petit repli de 0,17% à 5.521,93 points.

L'actualité du jour est dictée par le président américain Donald Trump, qui a décidé de la sortie des Etats-Unis de l'accord conclu en 2015 avec l'Iran.

M. Trump a annoncé le rétablissement des sanctions contre la République islamique d'Iran, sanctions qui avaient été levées en contrepartie de l'engagement pris par Téhéran de ne pas se doter de l'arme nucléaire.

En réponse, le président iranien Hassan Rohani a déclaré vouloir discuter rapidement avec les Européens, les Chinois et les Russes pour voir si ces derniers peuvent garantir les intérêts de son pays.

"Les divers secteurs de son économie, comme l'énergie, l'assurance et la finance pourraient être ciblés. L'Iran est l'un des plus importants producteurs de l'Opep, et les investisseurs craignent que les sanctions ne pèsent sur l'offre mondiale" de pétrole, analyse dans une note David Madden, un analyste de CMC Markets.

"L'enjeu consiste maintenant à déterminer si l'accord va exploser en plein vol prochainement, ou si sa disparition à petit feu sera la voie empruntée", observent les analystes de Aurel BGC.

Toutefois, après avoir largement anticipé la nouvelle, les marchés américains, ouverts au moment de l'annonce mardi, "ont eu une réaction limitée", commente David Maden, et les indices européens semblaient réagir de même ce mercredi, optant pour la circonspection.

- Secteur pétrolier dopé -

"Alors que certains investisseurs se sont réconfortés du fait que l'Iran s'est engagé à rester dans l'accord nucléaire malgré le retrait des Etats-Unis, ils se méfient de l'escalade des tensions au Moyen-Orient", juge Christopher Dembik, responsable de la recherche économique chez Saxo Banque.

Les opérateurs regarderont avec attention les cours du pétrole, qui s'envolaient ce mercredi sur fond de craintes d'une baisse de l'offre mondiale d'or noir.

Les indices européens pourraient par ailleurs continuer d'être soutenus par les cours de l'euro, qui s'échangeait contre 1,1826 dollar mercredi matin, son plus bas niveau depuis décembre 2017.

Du côté des indicateurs, la France a publié un indice de production industrielle en recul de 0,4% en mars. En début d'après-midi, les prix à la production seront attendus aux Etats-Unis pour le mois d'avril.

Sur le front des valeurs, Airbus cédait 1,12% à 99,12 euros. La décision du président américain Donald Trump affecte le groupe, qui fait partie des quelques sociétés ayant reçu soit des licences spéciales soit le feu vert du Trésor américain pour commercer avec l'Iran après la levée d'une partie des sanctions internationales ayant suivi l'accord de 2015.

Le secteur pétrolier profitait à l'inverse de l'envol des cours de l'or noir, à l'instar de Vallourec (+3,74% à 5,08 euros), ou TechnipFMC (+3,56% à 27,90 euros). Total gagnait 0,89% à 52,27 euros. En 2017, le français, associé au chinois CNPC, avait signé un accord majeur pour un investissement de 5 milliards de dollars en Iran.

PSA, présent en Iran, cédait de son côté 1,87% à 19,92 euros.

Suez cédait 8,72% à 11,94 euros après avoir fortement grimpé la veille.

  1. CAC Euronext

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