La Bourse de Paris en recul dans la matinée

La Bourse de Paris en recul dans la matinée
La Bourse de Paris en baisse dans la matinée dans le sillage de Wall StreetERIC PIERMONT

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Après quatre jours de pause pour le week-end de Pâques, la Bourse de Paris a ouvert en recul (-0,47%) mardi, débutant le 2e trimestre du mauvais pied, dans le sillage de Wall Street la veille.

A 09H24 (07H24 GMT), l'indice perdait 24,41 points à 5.142,89 points. Jeudi, il avait fini en hausse de 0,72%.

La Bourse de New York, qui a pour sa part ouvert lundi, a fini en net recul, emportée par un flot d'inquiétudes, entre tensions commerciales, dégringolade du secteur technologique et tweets de Donald Trump.

Les marchés européens n'arrivent "pas à faire abstraction de la nouvelle baisse de Wall Street", mais "dans le fond, il n'y a pas d'éléments nouveaux qui viennent expliquer la baisse des indices américains", ont souligné les analystes de Aurel BGC.

Via des tweets, "Donald Trump a tapé une fois de plus sur Amazon.com, ce qui a entretenu la défiance à l'égard des technologiques, d'autant que le second acte de la guerre commerciale larvée entre Washington et Pékin, focalisé sur les technologies, est attendu cette semaine", ont-ils complété.

Le président américain multiplie en effet depuis jeudi les messages contre le géant du commerce en ligne, dénonçant ses pratiques fiscales et son usage de la poste américaine. Face à la menace d'éventuelles sanctions, le titre du groupe a encore reculé lundi de 5,21% à New York.

Prolongeant des semaines de tensions bilatérales, qui alimentent la crainte d'un conflit commercial ouvert entre les États-Unis et la Chine, Pékin a déclenché lundi des mesures punitives contre 128 produits américains, en réponse à l'annonce par Donald Trump de droits de douane sur l'acier et l'aluminium importés aux États-Unis.

Du côté des indicateurs, les chiffres définitifs d'activité dans le secteur privé (PMI) en zone euro sont attendus, toute comme les ventes de détails en Allemagne en février.

Outre-Atlantique, les dépenses de construction en février et l'indice ISM d'activité dans l'industrie sont aussi attendus.

Sur le terrain des valeurs, le secteur technologique était pénalisé par les difficultés de géants américains, STMicroelectronics perdait 2,31% à 17,57 euros et Soitec 2,29% à 57,55 euros.

Air-France-KLM perdait 1,11% à 8,91 euros alors que le groupe prévoit d'assurer 75% de ses vols mardi, à l'occasion de la quatrième journée de grève pour les salaires à l'appel d'une large intersyndicale.

Sodexo continuait à souffrir (-4,91%) de l'abaissement des ses prévisions financières annuelles, annoncé jeudi dernier et qui avait déjà occasionné ce jour-là un plongeon de 15,69% du titre. Natixis a en outre abaissé mardi sa recommandation sur le titre à "neutre".

ArcelorMittal baissait de 0,88% à 25,48 euros. Le géant mondial de la sidérurgie et le japonais Nippon Steel ont annoncé lundi avoir déposé une offre commune pour le rachat de l'indien Essar Steel, dans le cadre d'une procédure de liquidation.

Dans ce contexte difficile, le secteur automobile, ne parvenait pas à bénéficier des bons chiffres de mars sur le marché automobile français qui a augmenté de 2,2% sur un an.

Peugeot dont les ventes ont progressé 14,35% en mars perdait 1,48% à 19,26 euros et Renault avec des ventes en hausse de 3,86% reculait pour sa part de 2,13% à 96,40 euros.

Casino refluait de 0,38% à 39,66 euros alors que le distributeur négocie un partenariat dans les achats avec Auchan, une décision qui entraine la fin de sa précédente alliance avec Intermarché dans ce même domaine.

Pharmagest était dynamisé (+1,86% à 54,80 euros) par l'annonce d'un bénéfice net de 23,13 millions d'euros, en hausse de 12,5%, grâce notamment à la poursuite de son développement à l'international.

  1. CAC 40 (Euronext)

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