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La Bourse de Paris stoppée dans sa course aux records par les incertitudes politiques

La Bourse de Paris stoppée dans sa course aux records par les incertitudes politiques
La Bourse de Paris finit en net recul, stoppée dans sa course aux records des dernières semaines par les incertitudes politiques en Italie et celles liées à la trêve commerciale sino-américaineThomas SAMSON

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La Bourse de Paris a fini en net recul mercredi (-1,32%), stoppée dans sa course aux records des dernières semaines par les incertitudes politiques en Italie et celles liées à la trêve commerciale sino-américaine.

L'indice CAC 40 a perdu 74,25 points, à 5.565,85 points, dans un volume d'échanges élevé de 4,7 milliards d'euros. La veille, il avait fini à l'équilibre (+0,05%).

La cote parisienne a ouvert en léger recul et n'a eu de cesse ensuite de s'enfoncer.

"Tous les schémas classiques d'aversion au risque se sont mis en place aujourd'hui et l'accumulation de risques politiques et protectionnistes a mis à mal la hausse régulière que connaissait l'indice parisien depuis plusieurs semaines", a souligné auprès de l'AFP Alexandre Baradez, un analyste de IG France.

Au niveau des tensions commerciales entre la Chine et les États-Unis, "le marché se rend compte que ce n'est pas limpide et les dernières déclarations des officiels américains montrent que tout n'est pas réglé", a-t-il ajouté.

Donald Trump a notamment affirmé qu'il n'y avait pas encore d'accord avec Pékin concernant le groupe chinois de télécoms ZTE, en cessation d'activité après des sanctions américaines, alimentant le scepticisme des marchés à ce sujet.

"Les choses ne s'adoucissent pas non plus sur la question iranienne", a également relevé M. Baradez.

"Et l'intégration du risque italien commence seulement à se faire", a-t-il complété.

Selon lui, les investisseurs constatent aussi que "l'euro ne baisse pas seulement parce que le dollar monte mais aussi en raison des craintes liées à l'Italie", et cette baisse, au lieu d'offrir un soutien à la cote comme cela été le cas récemment, devient un "facteur d’inquiétude".

Depuis fin mars, la place parisienne a enchaîné huit semaines de hausses consécutives et a même atteint en clôture son plus haut niveau depuis la mi-décembre 2007.

Les investisseurs prendront par ailleurs connaissance dans la soirée du compte-rendu de la dernière réunion du Comité monétaire (FOMC) de la banque centrale américaine (Fed).

- Reflux des secteurs minier et pétrolier -

Du côté des indicateurs, la croissance de l'activité privée en zone euro a ralenti en mai à son plus bas niveau depuis un an et demi, selon la première estimation de l'indice PMI composite du cabinet Markit.

Aux États-Unis, les ventes de maisons neuves ont baissé plus que prévu en avril et les stocks de pétrole brut ont enregistré une forte hausse surprise la semaine dernière tandis que la production y a atteint un nouveau record.

En matière de valeurs, les titres des entreprises minières ont été lestées par les inquiétudes liées à la relation commerciale sino-américaine. ArcelorMittal a perdu 3,89% à 28,95 euros et Eramet 3,35% à 152,80 euros.

Dans ce contexte, les valeurs pétrolières, qui avaient récemment grimpé, ont subi des prises de bénéfices. TechnipFMC a reculé de 4,56% à 27,63 euros, Total de 3,10% à 52,44 euros et Vallourec de 3,58% à 5,82 euros.

A l'inverse, les valeurs dites défensives, qui servent de refuge en cas d'agitation, ont mieux résisté, à l'image de L'Oréal (+0,73% à 206,80 euros) ou Pernod Ricard (+0,53% à 141,70 euros).

Euronext a été pénalisé (-6,27% à 51,60 euros) par un abaissement de sa recommandation à "vendre" contre "neutre" précédemment par UBS.

Derichebourg a plongé de 17,79% à 5,96 euros, malgré une hausse de ses bénéfices au premier semestre de son exercice décalé 2017/2018. Les analystes d'Invest Securities ont notamment évoqué dans une note une "déception sur les marges".

  1. CAC 40 Euronext

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