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La Bourse de Paris lâche du lest sur fond de prises de bénéfices

La Bourse de Paris lâche du lest sur fond de prises de bénéfices
La Bourse de Paris clôture dans le rouge, les investisseurs prenant leurs bénéfices dans un contexte de remontée des taux d'intérêt et de baisse du pétroleThomas SAMSON

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La Bourse de Paris a clôturé dans le rouge (-0,87%) mardi, les investisseurs prenant leurs bénéfices dans un contexte de remontée des taux d'intérêt et de baisse du pétrole, tandis que la Réserve fédérale américaine (Fed) a entamé une réunion de deux jours.

L'indice CAC 40 a cédé 47,81 points, à 5.473,78 points, dans un volume d'échanges modéré de 3,7 milliards d'euros. La veille, il avait fini en léger repli de 0,14%.

La cote parisienne, après avoir ouvert en repli, a creusé ses pertes dans le sillage de Wall Street, qui a ouvert en baisse pour la seconde séance consécutive.

Nous assistons vraiment à "des prises de bénéfices assez appuyées et qui concernent l'ensemble des régions du monde puisque nous avons eu la séance la plus négative depuis plusieurs mois à Wall Street hier, qui accélère à la baisse aujourd'hui", ce qui a pesé, par effet de contagion, sur les marchés asiatiques et européens, a expliqué auprès de l'AFP Daniel Larrouturou, directeur général délégué de Diamant Bleu Gestion.

Pour autant, "les investisseurs ne considèrent pas pour l'instant que cela remette en cause la tendance haussière de ces dernières semaines", a-t-il complété.

La remontée plus rapide que prévu des taux d'intérêt, en particulier aux Etats-Unis, et le repli significatif des prix du pétrole ont été, selon lui, les deux éléments déclencheurs de ce repli des marchés actions.

"Ce qui inquiète un peu les marchés ces derniers jours, c'est que la hausse des taux s'est accélérée de manière assez brutale", le taux d'emprunt à dix ans américain ayant atteint ce mardi de nouveaux plus hauts depuis avril 2014, a développé M. Larrouturou.

Dans ces circonstances, les conclusions de la réunion de politique monétaire de la Fed, qui a débuté ce mardi et se tiendra jusqu'à mercredi, seront disséquées par les marchés, même si les attentes sont très limitées.

Ainsi, pour M. Larrouturou, le rendez-vous important de la semaine sera surtout, dans la soirée, le discours annuel du président américain, Donald Trump, sur l'état de l'Union au Congrès.

"Les rumeurs indiquent qu'un plan d'infrastructures assez important pourrait être présenté, ce qui pourrait avoir un effet positif sur les marchés", a-t-il souligné.

- Les valeurs pétrolières en berne -

Dans ce contexte, les investisseurs n'ont au final que peu réagi aux nombreuses statistiques du jour.

Ainsi, la croissance du produit intérieur brut (PIB) de la zone euro a atteint 2,5% en 2017, soit son niveau le plus élevé depuis 10 ans.

En France, la croissance a atteint 1,9% l'année écoulée, avec un quatrième trimestre dynamique (+0,6%).

L'Allemagne a de son côté publié les chiffres de l'inflation, qui a décéléré en janvier à 1,6% sur un an, après 1,7% en décembre.

Outre-Atlantique, les prix des logements se sont de nouveau inscrits en progression en novembre tandis que la confiance des consommateurs s'est améliorée plus que prévu en janvier, selon l'indice publié mardi par le Conference Board.

Sur le front des valeurs, Pernod Ricard a été aidé (+0,74% à 129,05 euros) par le relèvement de sa recommandation à "surpondérer" par JPMorgan.

Le secteur lié au pétrole a fini en berne sur fond de baisse des cours de l'or noir. TechnipFMC a cédé 2,92% à 25,90 euros, Total a reculé de 1,68% à 46,50 euros et Vallourec de 2,78% à 5,59 euros.

EDF a perdu 0,98% à 11,14 euros. Après la fermeture de la centrale de Fessenheim, le groupe ne souhaite pas arrêter d'autre réacteur nucléaire avant 2029, a indiqué mardi un responsable de l'électricien.

Air France s'est replié de 0,89% à 12,24 euros alors que la compagnie veut croître sur le moyen et long-courrier d'ici 2020 et redresser la barre en France où ses performances "se dégradent", selon des documents internes qui évoquent un "sur-effectif significatif" en province.

Essilor est monté de 0,80% à 114,05 euros. L'italien Luxottica, avec lequel il doit fusionner, a enregistré une hausse de 0,8% de son chiffre d'affaires en 2017.

Cegedim a été dopé (+7,97% à 42,00 euros) par la hausse de son chiffre d'affaires de 6,6% (données publiées) en 2017 et le relèvement de sa prévision de rentabilité pour l'exercice.

Soitec a terminé bien orienté (+3,40% à 66,85 euros), poursuivant sur sa bonne tendance de la veille dans le sillage du relèvement des perspectives de croissance d'AMS, fabricant autrichien de semi-conducteurs coté en Suisse.

  1. CAC 40 (Euronext)

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