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La Bourse de Paris perplexe face au feuilleton italien

La Bourse de Paris perplexe face au feuilleton italien
Les cours de la Bourse affichés chez Euronext, en avril 2018ERIC PIERMONT

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La Bourse de Paris a terminé en recul lundi (-0,62%), les investisseurs se montrant perplexes devant la suite du feuilleton italien, avec le Brexit et d'autres tensions géopolitiques en toile de fond.

L'indice CAC 40 a perdu 31,35 points à 5.053,31 points. Vendredi, il avait déjà fini en repli de 0,63%.

La cote parisienne avait ouvert en hausse, mais a ensuite vu ses gains s'éroder peu à peu avant de basculer dans le rouge et de voir sa descente s'accélérer après l'ouverture des marchés américains.

L'Italie a laissé inchangées ses prévisions de budget lundi, en dépit des critiques de Bruxelles, mais s'est engagée à ne pas creuser davantage le déficit ou la dette.

Le chef du gouvernement Giuseppe Conte a dit vouloir un "dialogue constructif" avec les autorités européennes, mais les investisseurs "redoutent la réponse de la Commission européenne" qui pourrait être "beaucoup plus ferme et moins ouverte" que les propos du Premier ministre italien, a expliqué à l'AFP Alexandre Baradez, analyste à IG France.

Des propos que certains investisseurs considèrent pour leur part comme "un peu trop optimistes par rapport à la déviation que représente le budget italien par rapport aux critères européens", a souligné l'expert.

Vendredi, l'agence de notation Moody's a abaissé la note du pays d'un cran, mais sans accompagner cette révision d'une perspective négative qui aurait laissé augurer un nouvel abaissement à moyen terme.

"Les préoccupations liées à l'impasse entre l'Italie et l'UE, combinées aux tensions géopolitiques, ont encouragé les opérateurs de marché à vendre leurs actions", a indiqué pour sa part dans une note David Madden, analyste de CMC Markets.

"Le rebond des bourses chinoises n'a pas été transmis aux marchés européens ni américains", a-t-il par ailleurs observé.

Sur le front des valeurs, Kering a progressé de 1,89% à 367,00 euros; un "rebond d'ordre technique", selon M. Baradez. "Tant que l'horizon ne s'éclaircit pas sur le front des tensions commerciales, il n'y pas de raison d'anticiper un rebond plus durable sur le luxe et les valeurs automobiles vont continuer à être pénalisées".

Peugeot a perdu 2,03% à 19,75 euros, Renault a lâché 1,51% à 65,76 euros.

Les titres bancaires ont également souffert: Société Générale a cédé 1,04% à 34,09 euros, à l'instar de BNP Paribas (0,86% à 48,31 euros) et de Crédit Agricole (-1,11% à 11,76 euros).

Les valeurs pétrolières ont suivi le même chemin, comme Total, qui a régressé de 1,42% à 52,08 euros.

Rallye, maison mère de Casino (-1,59% à 40,80 euros), a grimpé de 4,85% à 10,48 euros. Le groupe a annoncé lundi avoir reçu une offre de 283 millions d'euros de la part de la société d'investissement Equistone Partners Europe pour l'acquisition des activités de l'enseigne Courir, actuellement détenue par sa filiale Go Sport.

Fnac Darty est redescendu nettement (-7,49% à 61,75 euros) après avoir bondi vendredi de 12,75%, à la suite de résultats conformes aux attentes au troisième trimestre et la confirmation de ses objectifs.

  1. Euronext CAC 40

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