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La Bourse de Paris prend du galon (+1,37%) à mi-séance

La Bourse de Paris prend du galon (+1,37%) à mi-séance
Salle de contrôle d'Euronext, l'opérateur de la Bourse de Paris, à La Défense, le 27 avril 2018ERIC PIERMONT
paris

La Bourse de Paris prenait du galon à la mi-séance jeudi (+1,37%), enhardie par des témoignages de réchauffement dans les relations commerciales entre Pékin et Washington et par plusieurs résultats solides d'entreprises.

A 13H40 (11H40 GMT), l'indice CAC 40 avançait de 73,87 points à 5.442,58 points, dans un volume d'échanges de 944 millions d'euros. La veille, il avait fini en léger recul (-0,34%).

De son côté, Wall Street se préparait à ouvrir en hausse. Le contrat à terme sur l'indice vedette Dow Jones Industrial Average prenait 0,98%, celui sur l'indice élargi S&P 500 0,89% et celui sur le Nasdaq, à forte coloration technologique, 1,16%.

La cote parisienne a ouvert en léger repli puis a très vite grimpé pour repasser au-dessus des 5.400 points, seuil sous lequel elle évoluait depuis quatre séances consécutives.

"Il y a des bruits positifs en provenance de Chine concernant la situation commerciale" qui ont "soutenu le marché et incité les investisseurs à acheter", a observé David Madden, analyste chez CMC Markets.

"Un porte-parole du ministère chinois du Commerce a déclaré qu'une escalade dans les tensions commerciales n'était bonne ni pour la Chine, ni pour les Etats-Unis et le reste du monde", a-t-il précisé.

"Les relations sino-américaines ont été volatiles récemment mais pour l'instant il semble que les choses aillent dans la bonne direction et cela a persuadé les investisseurs à revenir sur le marché", a complété l'analyste.

La guerre commerciale sino-américaine met à vif les nerfs des investisseurs et alimente la volatilité sur les marchés qui évoluent en yoyo depuis des mois en fonction des nouvelles sur le sujet.

Plusieurs centaines d'entreprises et groupements professionnels américains ont pressé mercredi l'administration Trump de repousser l'imposition de nouveaux droits de douane sur les importations chinoises, affirmant que cela allait détruire des emplois et peser sur les consommateurs.

Par ailleurs, les nouvelles politiques en provenance d'Italie ont également rassuré les marchés. Le Mouvement 5 Etoiles (antisystème) et le Parti démocrate (centre gauche) se sont entendus mercredi pour former un gouvernement sous la houlette du président du Conseil sortant Giuseppe Conte.

Et en France, des indicateurs macroéconomiques bien orientés combinés à plusieurs résultats d'entreprises supérieurs aux attentes ont contribué à égayer le marché. La croissance économique a atteint 0,3% au deuxième trimestre, soit un chiffre légèrement plus élevé que celui initialement annoncé (0,2%). Et les dépenses des ménages en biens ont rebondi de 0,4% en juillet, laissant entrevoir une accélération de la consommation.

Les investisseurs portent aussi depuis quelques jours une attention très soutenue au marché obligataire pour s'enquérir de l'état de la situation économique américaine qui montre des signes de dégradation.

Le taux à 10 ans sur les bons du Trésor américains était à nouveau inférieur au rendement à 2 ans jeudi matin, un phénomène généralement considéré comme un signe avancé de récession par les économistes.

- Bouygues en tête du CAC 40 -

Bouygues avançait de 6,04% à 34,57 euros, le marché saluant des résultats semestriels supérieurs aux attentes.

Pernod Ricard gagnait 2,91% à 171,50 euros, après avoir vu sa croissance s'accélérer lors de son exercice 2018/2019.

Eurofins bondissait de 6,94% à 400,80 euros, son excédent brut d'exploitation ayant bondi de 28,9% à 370,9 millions d'euros en dépit d'une cyberattaque subie en juin qui a plombé son bénéfice net au premier semestre.

Eiffage progressait de 1,96% à 92,78 euros, son bénéfice net au premier semestre 2019 ayant bondi d'un tiers.

Sanofi montait de 0,99% à 78,25 euros après avoir eu gain de cause avec son partenaire Regeneron dans leur contentieux avec le laboratoire américain Amgen, qui les accuse d'avoir violé certains brevets pour mettre au point leur anticholestérol Praluent.

En revanche, M6 dégringolait de 4,28% à 15,64 euros à la suite d'une baisse de recommandation par BofMAL.

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