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La Bourse de Paris rattrapée par le risque géopolitique (-0,94%)

La Bourse de Paris rattrapée par le risque géopolitique (-0,94%)
Salle de contrôle d'Euronext, l'opérateur de la Bourse de Paris, à La Défense, le 27 avril 2018ERIC PIERMONT

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La Bourse de Paris a terminé en forte baisse (-0,94%) lundi, dans un marché dominé par la prudence après une attaque de drones contre des installations pétrolières saoudiennes faisant craindre une escalade des tensions au Moyen-Orient, et avant une réunion de la Fed.

L'indice CAC 40 a perdu 53,23 points pour terminer à 5.602,23 points, dans un volume d'échanges modéré de 3,4 milliards d'euros. Vendredi, il avait fini en hausse de 0,22%.

La cote parisienne a débuté dans le rouge et s'y est maintenue toute la séance.

"Nous avons forcément été pris un petit peu de court sur le retour du risque géopolitique qui vient s'ajouter, d'un côté aux mauvais chiffres macroéconomiques de nouveau en Chine, et de l'autre à une attente un peu anxieuse avant la Fed", a résumé auprès de l'AFP Andrea Tuéni, un analyste de Saxo Banque. "C'est un cocktail qui incite énormément à la prudence et il est assez légitime de voir aujourd'hui un marché qui peine un petit peu, même s'il n'y a là rien d'inquiétant."

Le cours du pétrole s'est envolé lundi après l'attaque contre des installations pétrolières saoudiennes, qui a réduit brutalement l'approvisionnement du monde en or noir et réveillé la crainte d'une escalade militaire entre les Etats-Unis et l'Iran.

L'Union européenne, la Russie et la Chine ont appelé lundi à la plus grande retenue après les accusations portées par Washington contre Téhéran à la suite de cette attaque revendiquée par des rebelles yéménites.

Reste que l'impact sur la production "est infime car les Saoudiens ont largement de quoi compenser et surtout les Etats-Unis, ainsi que d'autres pays, sont prêts à débloquer les réserves stratégiques", a expliqué M. Tuéni. "Il n'y a donc pas de vrai risque sur l'approvisionnement et sur les stocks", a-t-il jugé, mais "un risque d'escalade géopolitique dans la région".

La circonspection était également de mise avant le verdict de la Banque centrale américaine attendu mercredi soir. Après la BCE la semaine dernière, "les attentes sont tout aussi fortes" concernant la réunion de politique monétaire de la Fed, "et le risque de déception par conséquent également", a souligné M. Tuéni.

Les opérateurs attendent une nouvelle baisse de taux de 25 points de base mais tablent également sur un discours plus accommodant de l'institut monétaire.

Du côté de la macroéconomie, la production industrielle chinoise a fortement ralenti en août, son taux de croissance tombant à 4,4% sur un an, soit sa plus faible progression en 17 ans, selon des chiffres officiels publiés lundi.

La croissance de l'activité manufacturière dans la région de New York a quant à elle légèrement ralenti en septembre, décevant les attentes des analystes, selon l'indice mensuel Empire State.

En matière de Brexit, le Premier ministre britannique Boris Johnnson a estimé lundi qu'il existait "une bonne chance d'accord" mais qu'il fallait que l'Union européenne "bouge", à l'issue d'un entretien avec son homologue luxembourgeois Xavier Bettel. Ce dernier l'a pour sa part exhorté à "agir" plutôt qu'à "parler" pour trouver une solution sur le Brexit.

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