En ce moment
 
 

La Bourse de Paris reprend espoir (+2,20%) grâce à Draghi et Trump

La Bourse de Paris reprend espoir (+2,20%) grâce à Draghi et Trump
Salle de contrôle d'Euronext, l'opérateur de la Bourse de Paris, à La Défense, le 27 avril 2018ERIC PIERMONT

A découvrir

paris

La Bourse de Paris a clôturé en forte hausse mardi (+2,20%), propulsée au-dessus des 5.500 points par des propos accommodants du président de la BCE Mario Draghi ainsi que par la perspective d'une rencontre entre les présidents américain et chinois.

L'indice CAC 40 a pris 118,78 points à 5.509,73 points, au plus haut depuis début mai, dans un volume d'échanges important de 4,9 milliards d'euros. La veille, il avait terminé en petite progression de 0,43%.

La cote parisienne a ouvert à l'équilibre avant de s'élancer franchement dans le vert dans la foulée d'un discours du président de la Banque centrale européenne (BCE) et de propos de Donald Trump confirmant une rencontre avec Xi Jinping lors du G20 fin juin.

"L'incertitude quant à une possible rencontre que le président américain pourrait avoir avec son homologue chinois a été levée puisque cette rencontre aura a priori bien lieu, ce qui redonne espoir au marché", a souligné auprès de l'AFP Andrea Tuéni, analyste chez Saxo Banque.

Donald Trump a indiqué mardi avoir eu une "bonne" conversation avec son homologue chinois Xi Jinping, confirmant qu'il le rencontrerait au sommet du G20 à Osaka au Japon fin juin.

De son côté, le président chinois a indiqué avoir plaidé en faveur de la coopération lors de cet entretien téléphonique, confirmant également sa rencontre avec Donald Trump à la fin du mois.

Cette entrevue laisse espérer une possible résolution au conflit commercial qui mine les relations entre les deux pays et affecte leurs économies.

Avant cela, le marché avait déjà salué les déclarations de Mario Draghi, qui a indiqué en ouverture du séminaire annuel de la BCE, à Sintra au Portugal, que "de nouvelles réductions des taux directeurs et des mesures d'atténuation visant à en limiter les effets secondaires font toujours partie" des outils de l'institution.

Début juin déjà, lors de sa traditionnelle réunion de politique monétaire, l'institut de Francfort avait discuté d'une baisse des taux, maintenus à leur plancher historique depuis mars 2016.

Cela intervient "dans un contexte où les marchés sont assez assoiffés de ce genre d'annonces, laissant peut-être présager aussi un discours assez accommodant de la Fed demain", a estimé M. Tuéni.

De son côté, la Banque centrale américaine a débuté mardi, sous la pression de Donald Trump et des marchés, une réunion monétaire de deux jours, qui doit se conclure mercredi à 18H30 GMT par une conférence de presse de Jerome Powell, son président, après la publication du traditionnel communiqué et de nouvelles prévisions économiques.

Peu avant le début de cette réunion monétaire, le président américain a en effet accusé la BCE et son président Mario Draghi d'affaiblir "injustement" l'euro par rapport au dollar en évoquant de possibles "nouvelles baisses" des taux européens, ce que l'intéressé a immédiatement démenti.

"Ce discours assez accommodant de Mario Draghi ainsi que celui plein d'espoir de Donald Trump - en opposition à ses dernières déclarations sur ces négociations commerciales - suffisent à redynamiser complètement le marché et à créer un mouvement assez important de hausse, que ce soient sur les indices américains ou européens", a complété M. Tuéni.

Du côté des indicateurs, le moral des investisseurs allemands a plongé en juin, accentuant nettement sa baisse du mois dernier.

Outre-Atlantique, les mises en chantier de logements aux Etats-Unis ont reculé en mai mais les chiffres du mois d'avril ont été fortement révisés en hausse, selon les données du département du Commerce publiées mardi.

  1. Euronext CAC40

Vos commentaires