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La Bourse de Paris retient son souffle avant la Fed (+0,18%)

La Bourse de Paris retient son souffle avant la Fed (+0,18%)
Salle de contrôle d'Euronext, l'opérateur de la Bourse de Paris, à La Défense, le 27 avril 2018ERIC PIERMONT

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La Bourse de Paris montait légèrement (+0,18%) mercredi à la mi-journée, les investisseurs évitant de prendre des positions trop tranchées avant d'être fixés sur les intentions de la Réserve fédérale américaine.

A 14H26 (12H26 GMT), l'indice CAC 40 perdait 9,74 points à 5.520,81 points, dans un volume d'échanges de 1,4 milliard d'euros. La veille, il avait fini en recul de 1,61%.

La cote parisienne a fait du surplace l'essentiel de la matinée avant de monter très légèrement.

Wall Street s'apprêtait de son côté à ouvrir en légère hausse. Le contrat à terme sur l'indice vedette Dow Jones Industrial Average prenait 0,27%, l'indice élargi S&P 500 0,20% et le Nasdaq, à forte coloration technologique, 0,41%.

La réunion de deux jours de la Réserve fédérale qui s'achève ce mercredi soir constitue "le rendez-vous du jour" et génère "beaucoup de prudence" sur le marché, a souligné auprès de l'AFP Andrea Tuéni, un analyste de Saxo Banque.

"Personne n'a envie de se positionner" avant de savoir ce que va annoncer le patron de la Fed, Jerome Powell, a-t-il ajouté.

La Fed conclut mercredi une réunion monétaire historique où elle devrait, pour la première fois en 11 ans, abaisser les taux d'intérêt pour prolonger la croissance alors que Donald Trump réclame des taux encore plus bas.

"Ce qui sera surtout scruté, a estimé M. Tuéni, c'est le discours à plus long terme de M. Powell. S'il annonce seulement ce qu'attend a minima le marché, soit une baisse de 25 points de base des taux directeurs (0,25 point de pourcentage), le marché a peu de chance de rebondir".

Selon lui, "si la baisse est accompagnée de l'espoir d'autres gestes similaires, les indices pourraient repartir, dans le cas contraire il y a le risque d'un coup d'arrêt".

Le dossier commercial continue aussi à préoccuper les investisseurs alors que les négociateurs chinois et américains entrent mercredi à Shanghai dans le vif du sujet à propos de la guerre commerciale, en dépit de vives critiques de Donald Trump.

Du côté des indicateurs, l'activité manufacturière en Chine s'est à nouveau contractée en juillet pour le troisième mois consécutif et l'inflation a ralenti légèrement en France en juillet.

La croissance européenne pour le 2e trimestre a pour sa part ralenti au deuxième trimestre.

Les créations d'emplois dans le secteur privé (enquête ADP) aux États-Unis sont encore attendues.

- Air France-KLM décolle -

En matière de valeurs, les publications, encore nombreuses, animaient toujours la cote.

BNP Paribas profitait (+2,91% à 42,72 euros) d'un bénéfice net en hausse de 3,1% au deuxième trimestre, aidé par une plus-value de cession et une moindre taxation sur la période, et des résultats commerciaux en progression.

Vinci gagnait 3,29% à 92,96 euros, à la faveur d'une hausse supérieure aux attentes de ses revenus et de son bénéfice net semestriels, portés par l'acquisition de multiples aéroports et par une activité toujours solide.

L'Oréal (-2,67% à 240,80 euros), à l'inverse, fermait la marche, pénalisé par un bénéfice semestriel freiné par des éléments exceptionnels, malgré des ventes dynamiques.

Bic plongeait de 5,82% à 64,75 euros, lesté par le recul de sa rentabilité au 2e trimestre sous l'effet des coûts de changes et matières premières, tandis que ses ventes ont été stables.

EssilorLuxottica engrangeait 4,39% à 123,75 euros dans la foulée de l'annonce du rachat du distributeur néerlandais GrandVision pour 7,1 milliards d'euros.

Air France-KLM bénéficiait à plein (+6,90% à 9,29 euros) d'un deuxième trimestre "solide" dans un environnement concurrentiel difficile, et de l'annonce d'une baisse de ses coûts par passager en ligne avec ses prévisions.

Manitou dévissait de 14,29% à 21,60 euros, les investisseurs s'inquiétant du recul des prises de commandes qui fait écho à un environnement global compliqué, malgré un bénéfice net en hausse de 47% au premier semestre et la confirmation de ses objectifs.

  1. Euronext CAC40

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