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La Bourse de Paris s'enfonce dans le rouge dans un contexte défavorable au risque

La Bourse de Paris s'enfonce dans le rouge dans un contexte défavorable au risque
La Bourse de Paris recule nettement à la mi-journéeERIC PIERMONT

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La Bourse de Paris reculait nettement jeudi à la mi-journée (-0,81%), les investisseurs ayant opté pour la prudence dans un contexte peu favorable aux actifs risqués comme les actions.

À 13H30 (11H30 GMT), l'indice CAC 40 perdait 44,48 points à 5.446,92 points dans un volume d'échanges de 1,5 milliard d'euros. La veille, il avait fini en hausse de 0,43%.

Après avoir ouvert en légère baisse, la cote parisienne s'est enfoncée dans le rouge.

La Bourse de New York se préparait également à ouvrir en terrain négatif.

Le contrat à terme sur l'indice vedette Dow Jones Industrial Average perdait 0,31%. Celui de l'indice élargi S&P 500 baissait de 0,35% tandis que celui du Nasdaq, à dominante technologique, reculait de 0,47%.

"Les investisseurs ont adopté une stratégie de réduction des risques ce matin (jeudi) étant donné que la clôture médiocre à New York la veille les a laissés anxieux", a estimé David Madden, un analyste de CMC Markets.

Les principaux indices américains ont clôturé mercredi dans le vert, mais à des niveaux bien inférieurs aux plus hauts atteints au cours de la séance.

Ils ont notamment été dopés par des indicateurs reflétant une économie américaine solide. Ces chiffres ont toutefois ravivé "le scénario d'un resserrement plus rapide que prévu de sa politique monétaire", a souligné de son côté Franklin Pichard, directeur général de Kiplink Finance.

Par conséquent, les taux d'emprunt américains ont nettement progressé et continuaient de se tendre jeudi.

"À court terme, cette tension sur les marchés de taux fragilise l'ensemble des places financières car l'emprunt américain à 10 ans est la référence en terme de placement dit refuge et l'envolée de son rendement est une menace pour les actifs risqués, partout dans le monde", a détaillé M. Pichard.

Par ailleurs, les investisseurs continuaient à suivre de près le dossier italien.

"Les investisseurs se méfient du potentiel affrontement politique entre le gouvernement italien et l'Union européenne, étant donné que cela pourrait mettre sous pression les obligations italiennes et déclencher une nouvelle crise de la dette en zone euro", a commenté M. Madden.

Le gouvernement italien s'est toutefois finalement résolu mercredi à abaisser sa prévision de déficit public, au moins à partir de 2020, dans l'espoir de calmer les marchés et les inquiétudes de la Commission européenne et de certains pays européens.

- Le luxe à la peine -

Du côté des indicateurs, les investisseurs surveilleront les demandes hebdomadaires d'allocations chômage aux États-Unis.

En matière de valeurs, le secteur bancaire, qui a récemment souffert du fait de son exposition à l'Italie, était l'un des rares à être bien orienté. Crédit Agricole gagnait 2,13% à 12,66 euros, Société Générale 1,67% à 37,37 euros et BNP Paribas 0,98% à 52,65 euros.

À l'inverse, les valeurs du luxe s'enfonçaient dans le rouge. À l'approche de la saison des résultats, certains analystes évoquent un possible ralentissement du secteur, après un excellent premier semestre. Kering perdait 5,51% à 437,10 euros, LVMH 3,68% à 291,60 euros et Hermès 2,26% à 544,80 euros.

De même, les équipementiers automobiles évoluaient dans le rouge. Valeo était pénalisé (-5,00% à 33,04 euros) par un abaissement de sa recommandation par Exane BNP Paribas, tout comme Faurecia (-6,25% à 48,73 euros). Dans leur sillage, Plastic Omnium perdait 3,21% à 30,72 euros.

ADP s'adjugeait 1,33% à 191,10 euros, dans la foulée de l'autorisation de la privatisation du groupe par l'Assemblée nationale, dans le cadre du projet de loi Pacte.

Korian bénéficiait (+1,40% à 31,76 euros) d'un relèvement de sa recommandation par Credit Suisse.

  1. Euronext CAC 40

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