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La Bourse de Paris s'enhardit un peu à l'ombre de la Fed (+0,53%)

La Bourse de Paris s'enhardit un peu à l'ombre de la Fed (+0,53%)
Salle de contrôle d'Euronext, l'opérateur de la Bourse de Paris, à La Défense, le 27 avril 2018ERIC PIERMONT

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La Bourse de Paris s'enhardissait (+0,53%) mardi à la mi-journée, portée par l'espoir d'une Réserve fédérale américaine toujours accommodante, juste avant le démarrage d'une réunion de deux jours de l'institution monétaire.

A 13H56 (12H56 GMT), l'indice CAC 40 prenait 28,75 points à 5.441,58 points, dans un volume d'échanges de 970 millions d'euros. La veille, il avait fini en petite hausse de 0,14%.

La cote parisienne a débuté à l'équilibre, avant de prendre de la hauteur.

Wall Street s'apprêtait à emboîter le pas des places européennes dans le vert. Le contrat à terme sur l'indice vedette Dow Jones Industrial Average gagnait 0,38%, l'indice élargi S&P 0,38% également et le Nasdaq, à dominante technologique 0,44%.

Les actions européennes sont en hausse, avant le début dans la journée du comité de politique monétaire de la Fed, une partie des investisseurs "anticipant un statu quo" pour cette réunion, a souligné David Madden, un analyste de CMC Markets.

"Ces derniers mois, la Fed a adouci sa rhétorique", se montrant plus accommodante et si elle poursuit sur cette voie, "cela pourrait jouer favorablement sur l'humeur" des marchés, a-t-il ajouté.

Depuis le début d'année, la Fed assure qu'elle restera "patiente" avant d'agir sur ses taux directeurs, et les données économiques mitigées de ces dernières semaines ne devraient pas changer son attitude lors de sa réunion de politique monétaire mardi et mercredi.

Les évolutions autour du Brexit restaient également dans tous les esprits, alors que la Première ministre Theresa May a réuni son gouvernement pour des discussions de crise mardi après que le président de la Chambre des Communes a fait voler en éclats son plan pour faire adopter son accord de Brexit cette semaine.

Du côté des indicateurs, le moral des investisseurs allemands s'est nettement amélioré en mars, remontant à -3,6 points, profitant notamment d'un réchauffement des relations commerciales sino-américaines.

Aux États-Unis, les commandes et stocks des entreprises pour janvier sont encore attendus.

- Iliad mal accueilli -

Sur le terrain des valeurs, Iliad perdait 1,19% à 89,42 euros, pénalisé par un bénéfice net en repli de 18,5% sur l'année 2018, à 330 millions d'euros, marqué par un contexte très concurrentiel en France qui a entraîné une baisse du nombre d'abonnés ainsi que du revenu moyen par abonné.

Axa prenait 0,81% à 22,99 euros, après avoir annoncé une nouvelle cession de titres de sa filiale américaine Axa Equitable Holdings (EQH), ramenant ainsi sa participation à moins de 50% du capital de l'entité cotée à Wall Street.

Virbac décollait de 15,65% à 133 euros, les investisseurs retenant surtout la confiance affichée par le groupe concernant son activité en 2019 grâce à une performance attendue "globalement bonne" sur toutes ses zones, en dépit d'un bénéfice net annuel inférieur aux attentes.

Voltalia bondissait également de 6,63% à 9,65 euros, dynamisé par la multiplication par 15 de son résultat net en 2018, à 8,5 millions d'euros, porté par les bonnes performances de sa branche liée aux services et aux marchés non subventionnés.

Groupe Gorgé était propulsé (+13,35% à 12,74 euros) par le relèvement de sa recommandation à "neutre" par Kepler Cheuvreux et par le contrat de quelque 450 millions d'euros remporté par sa filiale ECA Group dans la robotique.

  1. Euronext CAC40

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