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La Bourse de Paris s'installe à l'équilibre pour engranger les résultats (+0,02%)

La Bourse de Paris s'installe à l'équilibre pour engranger les résultats (+0,02%)
Salle de contrôle d'Euronext, l'opérateur de la Bourse de Paris, à La Défense, le 27 avril 2018ERIC PIERMONT

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La Bourse de Paris s'installait à l'équilibre (+0,02%) jeudi à la mi-journée, les investisseurs engrangeant une importante salve de résultats d'entreprises tout en continuant à suivre le feuilleton commercial entre la Chine et les États-Unis.

A 14H10 (13H10 GMT), l'indice CAC 40 prenait 0,87 point à 5.196,82 points, dans un volume d'échanges de 1,4 milliard d'euros. La veille, il avait fini en hausse de 0,69%.

La cote parisienne a ouvert à l'équilibre et ne s'en est pas détachée depuis.

Wall Street se préparait pour sa part à ouvrir très légèrement dans le rouge. Le contrat à terme sur l'indice vedette Dow Jones Industrial Average perdait 0,10%, l'indice élargi S&P 0,17% tout comme le Nasdaq, à dominante technologique, 0,11%.

Les investisseurs continuent à parier "sur la capacité de Washington et de Pékin à parvenir à un accord", a estimé Tangi Le Liboux, un stratégiste du courtier Aurel BGC.

Dans ces négociations, "le diable sera dans les détails, mais les investisseurs retiennent pour l'instant la volonté des deux pays de ne pas aller au clash", ajoute-t-il.

Ministres américains et chinois entament jeudi à Washington leur dernière série de rencontres pour tenter de dénouer un bras de fer commercial. Reconnaissant que les négociations étaient "très complexes", le président Donald Trump a toutefois assuré mardi qu'elles se passaient "très bien".

Se tournant vers une autre cible, Donald Trump a par contre réitéré mercredi sa menace d'imposer des taxes supplémentaires aux voitures européennes faute d'un nouvel accord avec Bruxelles.

- Fed toujours "accommodante" -

Les investisseurs ont par ailleurs pris connaissance dans la soirée du compte-rendu de la dernière réunion de la Réserve fédérale américaine.

Sans surprise, "la réaction globale a été assez positive à la suite de la publication des minutes de la Fed" qui "laissent supposer que la banque centrale américaine sera toujours accommodante face aux craintes relatives à la croissance mondiale", ont souligné les experts de Mirabaud Securities Genève.

Le ralentissement prévu de la croissance économique aux États-Unis, les incertitudes commerciales et l'affaiblissement de l'expansion mondiale ont nettement refroidi la Fed qui s'arme désormais de "patience" avant d'agir de nouveau sur les taux directeurs, selon les minutes.

La Banque centrale européenne publiera pour sa part ce jeudi le compte-rendu de sa dernière réunion de politique monétaire de janvier.

Du côté des indicateurs, le climat des affaires s'est légèrement amélioré en janvier en France et l'inflation a poursuivi sa décélération. En Allemagne, le taux d'inflation s'est bien élevé à 1,4% en janvier.

En zone euro, la croissance de l'activité du secteur privé (PMI) en février s'est légèrement accélérée.

- Vallourec propulsé -

Sur le terrain des valeurs, une importante salve de publications animait la cote.

Vallourec prenait largement la tête de l'indice SBF 120, en décollant de 23,49% à 2,10 euros, propulsé par l'amélioration des résultats en 2018 annoncée par le fabricant de tubes pour l'industrie pétrolière qui prévoit de renforcer son plan d'économies.

TechnipFMC plongeait de 6,57% à 20,20 euros, lesté par une perte nette de près de 2 milliards de dollars en 2018.

Eramet s'enfonçait de 12,60% à 54,10 euros, pénalisé par la chute de 74% en 2018 de son bénéfice net, en raison notamment de 65 millions d'euros de provisions passées pour couvrir des problèmes de contrôle qualité dans sa branche alliages.

Fnac Darty bondissait de 6,32% à 69,80 euros, profitant d'un bénéfice net en 2018 quasiment multiplié par quatre et de ventes stables.

AccorHotels perdait 3,79% à 38,54 euros, malgré la publication d'un bénéfice net record pour 2018, les investisseurs s'interrogeant au sujet du retour sur investissement des nouveaux axes annoncés et s'inquiétant des perspectives pour 2019 du fait des incertitudes autour de la croissance chinoise et de la guerre commerciale.

Bouygues était dynamisé (+3,45% à 32,66 euros) par un bénéfice net en claire progression en 2018, qui a déjoué les prévisions des analystes, avec une promesse d'amélioration de la rentabilité cette année. Sa filiale Bouygues Telecom a aussi vu son côté son bénéfice net s'envoler en 2018.

Orange perdait 2,09% à 13,36 euros, malgré un bénéfice net en hausse de 6% sur l'année 2018, grâce à une progression de ses ventes sur l'ensemble de ses marchés.

  1. Euronext CAC40

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