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La Bourse de Paris se maintient dans le vert avant des chiffres d'emploi aux Etats-Unis

La Bourse de Paris se maintient dans le vert avant des chiffres d'emploi aux Etats-Unis
Salle de contrôle d'Euronext, l'opérateur de la Bourse de Paris, à La Défense, le 27 avril 2018ERIC PIERMONT

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La Bourse de Paris se maintenait légèrement dans le vert (+0,15%) vendredi à la mi-journée, avant des chiffres d'emploi aux États-Unis, d'autant plus attendus que des indicateurs américains décevants se sont accumulés cette semaine.

A 13H34 (11H34 GMT), l'indice CAC 40 prenait 8,08 points à 5.446,85 points, dans un volume d'échanges de 1 milliard d'euros. La veille, il avait grappillé 0,30%, après avoir perdu 4,53% en deux jours.

La cote parisienne est restée en légère hausse depuis l'ouverture.

Wall Street se préparait de son côté à ouvrir en léger repli. Le contrat à terme sur l'indice vedette Dow Jones Industrial Average reculait de 0,30%, l'indice élargi S&P 500 de 0,40% et le Nasdaq, à forte coloration technologique, de 0,33%.

"Les chiffres mensuels de l'emploi américain pourraient venir confirmer, ou partiellement invalider, l'idée d'un ralentissement (plus ou moins fort) de l'économie américaine", a noté Tangi Le Liboux, un stratégiste du courtier Aurel BGC.

Les chiffres du marché du travail aux États-Unis sont "attendus avec encore plus d'impatience que d'habitude, afin d'évaluer si l'économie est entrée dans une phase de ralentissement accéléré" après "la déception provoquée" par deux indicateurs d'activité ISM américains, a également noté William De Vijlder, chef économiste chez BNP Paribas.

En croisant les chiffres de l'ISM manufacturier et de l'emploi aux États-Unis depuis 1953, l'expert est arrivé à la conclusion qu'"au regard du passé, le risque de déception est bien réel" aujourd'hui.

La croissance de l'activité dans les services aux États-Unis a faibli en septembre plus fortement que prévu pour s'établir à son plus faible niveau en trois ans, selon les données ISM publiées jeudi.

Ces chiffres ont conforté les craintes des investisseurs, déjà ébranlés mardi par le recul de l'activité manufacturière (indice ISM), tombé à son plus bas niveau depuis dix ans, ainsi que par la faiblesse des créations d'emplois dans le secteur privé, selon l'enquête mensuelle d'ADP publiée mercredi.

Ces mauvaises données macroéconomiques, combinées à des baisses importantes des perspectives de croissance en Allemagne en 2019 et 2020 par les principaux instituts de recherche du pays, ont largement affaibli les indices cette semaine.

Dans ce contexte fébrile, le rapport mensuel sur l'emploi n'en sera que davantage surveillé.

Les évolutions autour du Brexit restent également suivies, en l'absence de solutions à quelques semaines de la date butoir. L'offre de Boris Johnson s'est en effet heurtée jeudi à un scepticisme grandissant de l'Irlande et de ses alliés européens, renforçant les craintes d'un divorce sans accord dans quatre semaines.

- STMicroelectronics en tête -

Sur le terrain des valeurs, STMicroelectronics évoluait en tête de l'indice CAC 40 (+2,42% à 17,76 euros), alors que des informations de presse évoquaient une demande d'Apple en direction de ses fournisseurs pour augmenter la production de son dernier iPhone, selon Bloomberg.

Pour ses premiers pas à la Bourse de Paris, Verallia s'échangeait à 27,89 euros. Le groupe verrier, numéro trois mondial de l'emballage en verre, a annoncé jeudi le "succès" de son introduction sur Euronext Paris, qui a atteint 888 millions d'euros, par cession de titres par les actionnaires existants. Le prix de l'offre a été fixé à 27 euros.

Vivendi gagnait 0,36% à 24,75 euros. Le géant français a assigné le groupe de télévision italien Mediaset devant le tribunal de Milan, pour annuler son projet de création d'une holding européenne de droit néerlandais.

  1. Euronext CAC40

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