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La Bourse de Paris soutenue (+1,51%) par l'Italie et un apaisement sur le front commercial

La Bourse de Paris soutenue (+1,51%) par l'Italie et un apaisement sur le front commercial
Salle de contrôle d'Euronext, l'opérateur de la Bourse de Paris, à La Défense, le 27 avril 2018ERIC PIERMONT

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La Bourse de Paris a clôturé jeudi sur une forte progression (+1,51%), portée tant par des signes d'accalmie dans les relations commerciales entre Pékin et Washington que par des résultats d'entreprises bien orientés.

L'indice CAC 40 a gagné 81,17 points pour terminer à 5.449,97 points, dans un volume d'échanges limité de 2,9 milliards d'euros. La veille, il avait fini en léger recul (-0,34%).

La cote parisienne a ouvert en léger repli avant de très vite accroître ses gains et repasser au-dessus des 5.400 points.

L'indice parisien a toutefois connu un éphémère coup de mou peu avant la clôture, à la suite de déclarations du gouverneur de la Banque centrale des Pays-Bas Klaas Knot, selon lequel "la situation économique en zone euro ne justifie pas la reprise d'un programme de QE (pour +Quantitative Easing+, un vaste programme de rachats de dette publique NDLR) par la BCE", a relevé auprès de l'AFP Daniel Larrouturou, gérant actions chez Dôm Finance.

Reste que sur l'ensemble de la séance, deux éléments ont porté le marché, selon lui: "la reprise des discussions entre les autorités chinoises et leurs homologues américaines" en matière commerciale, et "la constitution d'un gouvernement d'union en Italie entre le Parti démocrate et le Mouvement Cinq Etoiles".

La Chine a laissé entendre jeudi qu'elle pourrait s'abstenir de répliquer aux dernières surtaxes douanières américaines sur ses produits, arguant que la guerre commerciale menaçait la croissance mondiale et qu'une reprise des négociations restait possible.

A Rome, le Premier ministre sortant Giuseppe Conte a accepté jeudi de former un gouvernement basé sur une majorité inédite entre les sociaux-démocrates et les inclassables Cinq Etoiles, promettant d'oeuvrer pour une Italie "plus juste" et de "retour au premier plan en Europe".

"Cela écarte à court terme le risque de crise politique" en Italie, et a eu pour effet de "faire monter (en Bourse) les banques italiennes et l'ensemble du secteur" avec elles, a poursuivi M. Larrouturou.

En France, des indicateurs macroéconomiques bien orientés, combinés à plusieurs résultats d'entreprises supérieurs aux attentes, ont aussi contribué à égayer le marché.

La croissance économique a ainsi atteint 0,3% au deuxième trimestre dans l'Hexagone, soit un chiffre légèrement plus élevé que celui initialement annoncé (0,2%). Et les dépenses des ménages en biens ont rebondi de 0,4% en juillet, laissant entrevoir une accélération de la consommation.

Aux Etats-Unis, la croissance a été révisée en légère baisse au 2e trimestre, mais reste décente bien qu'elle ait marqué le pas par rapport au début de l'année.

Outre-Atlantique toujours, les promesses de ventes de logements ont quant à elles chuté en juillet après deux mois de hausse, contrairement aux attentes des analystes.

En Allemagne enfin, l'inflation a ralenti à 1,4% en août sur un an, contre 1,7% en juillet, s'éloignant de l'objectif de la Banque centrale européenne.

  1. Euronext CAC40

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