En ce moment
 
 

La Bourse de Paris sur la défensive (-0,23%) avant les résultats américains

La Bourse de Paris sur la défensive (-0,23%) avant les résultats américains
Salle de contrôle d'Euronext, l'opérateur de la Bourse de Paris, à La Défense, le 27 avril 2018ERIC PIERMONT

A découvrir

paris

La Bourse de Paris s'affichait dans le rouge (-0,23%) mercredi à mi-séance, temporisant avant une nouvelle série de résultats d'entreprises aux Etats-Unis et sur fond de résurgence des inquiétudes autour du conflit commercial sino-américain.

A 13H41 (11h41 GMT), l'indice CAC 40 se repliait de 12,70 points à 5.601,68 points, dans un volume d'échanges de 925 millions d'euros. La veille, il avait avancé de 0,65%.

La cote parisienne a ouvert en léger repli avant d'osciller autour de l'équilibre tout au long de la matinée.

Wall Street s'apprêtait de son côté à débuter proche de l'équilibre. Le contrat à terme sur l'indice vedette Dow Jones Industrial Average grappillait 0,02%, l'indice élargi S&P 500 également et le Nasdaq, à forte coloration technologique, 0,10%.

"Pour l'instant", les marchés boursiers "délaissent la macroéconomie et sont plutôt portés par les résultats trimestriels et, en toile de fond, une action de la banque centrale américaine à la fin du mois", a souligné dans une note Christopher Dembik, responsable de la recherche économique chez Saxo Banque.

"Au programme du jour, il y a de nouvelles publications de résultats aux Etats-Unis. Les banques seront toujours à l'honneur, mais plusieurs géants de la technologie doivent également donner leurs chiffres (Netflix et IBM après la clôture)", a relevé de son côté Tangi Le Liboux, un stratégiste du courtier Aurel BGC.

Bank of America a ainsi annoncé mercredi des résultats en demi-teinte au deuxième trimestre, marqués notamment par une hausse plus faible qu'anticipé de ses revenus.

Par ailleurs, "Donald Trump a pesé sur la tendance en déclarant que le chemin était encore long vers un accord commercial avec la Chine et qu'il pourrait imposer des droits de douane supplémentaires sur les importations chinoises s'il (le) voulait", a rappelé dans une note Franklin Pichard, le directeur général de Kiplink Finance.

En matière d'indicateurs, la hausse des prix à la consommation au Royaume-Uni s'est maintenue à 2,0% en juin sur un an tandis que l'inflation dans la zone euro a progressé le mois dernier à 1,3%, contre 1,2% en mai.

- Les valeurs pétrolières dans la tourmente -

Le marché automobile européen est en outre reparti à la baisse en juin (-7,8%), victime d'un effet calendaire défavorable, après une stabilisation en mai.

Les mises en chantier de logements en juin aux États-Unis ainsi que la publication du Livre beige de la Fed, en amont de sa réunion des 30 et 31 juillet, complèteront l'agenda.

Son président, Jerome Powell, a de nouveau laissé entendre mardi que la banque centrale américaine était prête à abaisser ses taux directeurs pour soutenir l'économie et surtout face à "la faiblesse prolongée" de l'inflation.

Sur le front des valeurs, les constructeurs automobiles étaient toujours à la peine, à l'image de Renault (-0,53% à 52,31 euros) et Peugeot (-0,63% à 22,18 euros). Les deux groupes ont vu leurs livraisons de voitures particulières neuves baisser de respectivement 3,6% et 8% dans l'Union européenne le mois dernier.

Renault a en outre annoncé mercredi une prise de participation à hauteur de 50% dans la société JMEV, filiale du constructeur automobile chinois Jiangling Motors Corporation Group (JMCG), afin de créer une coentreprise dans le marché des voitures électriques en Chine.

Le secteur pétrolier souffrait lui aussi dans le sillage d'une forte baisse des cours du brut mardi. Vallourec perdait 6,11% à 2,40 euros, CGG reculait de 3,58% à 1,76 euro, TechnipFMC se repliait de 2,08% à 22,18 euros tandis que Total lâchait 1,86% à 49,04 euros.

Le luxe poursuivait globalement sa progression, tiré par la bonne performance boursière de l'horloger suisse Swatch, qui s'attend à "une solide croissance" au second semestre. Hermès gagnait 2,05% à 647,00 euros et LVMH prenait 0,70% à 388,00 euros. Kering cédait en revanche 0,15% à 529,80 euros.

Virbac progressait de 3,10% à 173,20 euros, dopé par un chiffre d'affaires en hausse de 4,1% au deuxième trimestre, à 246,1 millions d'euros, soutenu notamment par l'activité aux Etats-Unis et en Asie et par un effet de change favorable.

  1. Euronext CAC40

Vos commentaires