En ce moment
 
 

La Bourse de Paris temporise face aux remous politiques italiens (+0,10%)

La Bourse de Paris temporise face aux remous politiques italiens (+0,10%)
Salle de contrôle d'Euronext, l'opérateur de la Bourse de Paris, à La Défense, le 27 avril 2018ERIC PIERMONT

A découvrir

paris

La Bourse de Paris évoluait à un niveau proche de l'équilibre mardi à la mi-journée (+0,10%), les investisseurs préférant temporiser face aux remous politiques italiens, dans un contexte toujours sombre pour la croissance mondiale.

A 13H50 (11H50 GMT), l'indice CAC 40 prenait 5,25 points à 5.377,10 points dans un volume d'échanges de 1,02 milliard d'euros. La veille, il avait fini en nette hausse (+1,34%).

Depuis l'ouverture, la cote parisienne se montre hésitante, alternant les passages dans le rouge et dans le vert.

De son côté, Wall Street se préparait à ouvrir proche de l'équilibre. Le contrat à terme sur l'indice vedette Dow Jones Industrial Average grignotait 0,05%, celui sur l'indice élargi S&P 500 0,04% et celui sur le Nasdaq, à forte coloration technologique, 0,06%.

L'Italie se trouve "au centre de l'attention", a estimé Tangi Le Liboux, analyste chez Aurel BGC.

Le premier ministre italien Giuseppe Conte pourrait officialiser mardi après-midi la tonitruante rupture entre la Ligue de Matteo Salvini et le Mouvement 5 Etoiles (M5S), ce qui ouvrirait la voie à différents scénarios politiques.

Par ailleurs, "l'inquiétude au sujet du conflit commercial entre la Chine et les Etats-Unis, d'une éventuelle récession en Allemagne et de l'agitation à Hong Kong continue de peser sur les marchés", a observé David Madden, analyste pour CMC Markets.

"Tant que ces questions ne seront pas résolues, il est peu probable que les indices aillent au-delà de leur plus haut niveau récemment atteint", a-t-il ajouté.

Du côté des indicateurs, l'agenda n'était guère fourni, mais il se remplira dans les jours à venir. Les investisseurs pourront analyser mercredi et jeudi les compte-rendus concernant les dernières réunions de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed) et de la Banque Centrale Européenne (BCE).

Surtout, ils attendent un discours du président de la Fed, Jerome Powell, prévu vendredi, afin d'avoir de nouveaux indices sur la politique monétaire américaine.

- Bond de Casino -

Les valeurs défensives prenaient quelques couleurs, à l'instar de Danone (+0,10% à 80,62 euros) et de Pernod Ricard (+0,60% à 159,05 euros).

Les valeurs cycliques, sensibles à la conjoncture, repartaient dans le rouge. ArcelorMittal lâchait 1,82% à 12 euros, Eramet 1,33% à 38,70 euros et Aperam 1,12% à 20,23 euros.

Le secteur bancaire était aussi à la peine (Crédit Agricole -1,02% à 10,18 euros, Société Générale -0,65% à 22,24 euros et BNP Paribas -0,40% à 40,63 euros).

Casino grimpait de 5,56% à 37,80 euros. Le groupe qui avait lancé il y a plus d'un an un plan de cession d'actifs non stratégiques, a annoncé mardi avoir identifié "de nouvelles cessions d'actifs pour un montant cible de 2 milliards d'euros", à réaliser avant fin mars 2021.

Publicis cédait 0,19% à 42,61 euros après l'acquisition de la société américaine Rauxa, une agence indépendante de marketing intégré basée à New York.

Amoéba chutait de 26,43% à 1,36 euro, pénalisé par l'annonce du retrait de sa demande de commercialisation aux Etats-Unis de son désinfectant biologique des systèmes de réfrigération, après que les autorités américaines eurent jugé insuffisantes les données scientifiques apportées à l'appui de sa demande.

  1. Euronext CAC40

Vos commentaires