La Bourse de Paris termine en forte baisse de 1,78% à 4.692,46 points

La Bourse de Paris termine en forte baisse de 1,78% à 4.692,46 points
Opérateur boursier dans la salle de marchés de Saxo Banque, à Paris le 7 juillet 2018 ERIC PIERMONT

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La Bourse de Paris, à l'instar de ses homologues européennes et américaines, a accueilli avec scepticisme (-1,78%) jeudi un discours jugé plus offensif que prévu de la banque centrale américaine, dans un contexte pourtant marqué par des craintes sur la croissance mondiale.

L'indice CAC 40 a perdu 84,99 points à 4.692,46 points, après être tombé jusqu'à 4.685,61 points, au plus bas depuis le 7 décembre 2016, dans un volume d'échanges soutenu de 4,6 milliards d'euros. La veille, il avait fini sur un léger rebond (+0,49%).

Après avoir ouvert en net repli, la cote parisienne a continué de s'accrocher à son plus bas niveau annuel.

"Le marché craint un accident monétaire" après la réunion de la Réserve fédérale américaine (Fed) jeudi, a expliqué auprès de l'AFP Alexandre Baradez, un analyste de IG France.

"Il a peur que les relèvements de taux soient faits trop rapidement à court terme" et d'un autre côté, il interprète "le fait que la Fed ait abaissé ses objectifs de relèvements de taux pour l'année prochaine" comme la reconnaissance que "l'économie est moins bonne qu'elle ne l'était il y a quelques mois", a-t-il expliqué.

"C'est déjà ce que le marché voyait dans les statistiques macroéconomiques américaines mais le fait que la Fed vienne acter cela" montre que le "ralentissement déjà à l'oeuvre en Europe et en Chine commence à se voir aussi aux Etats-Unis", a relevé M. Baradez.

Mercredi, la banque centrale américaine a, sans surprise, augmenté encore une fois ses taux directeurs d'un quart de point, faisant fi des pressions du président américain Donald Trump.

Mais elle a dans le même temps revu à la baisse, de trois à deux, ses perspectives de hausses de taux pour l'an prochain et ses anticipations de croissance et d'inflation pour 2018 et 2019.

"La Fed est toujours optimiste mais elle se montre un peu plus prudente dans ses projections", a résumé M. Baradez.

Or, dans un contexte de fin de cycle économique et boursier, "le moindre élément qui instille un peu de doute au marché est sanctionné", a-t-il noté.

D'autres réunions de grandes banques centrales étaient à l'agenda jeudi.

Contrairement à la Fed, la Banque du Japon (BoJ) a maintenu à l'identique sa politique monétaire ultra-accommodante, reconduisant ses mesures de soutien à l'économie au moment où ralentit la croissance mondiale.

La Banque d'Angleterre (BoE) a décidé pour sa part de maintenir à l'unanimité son taux d'intérêt à 0,75%. L'institution a également pointé l'augmentation "considérable" des incertitudes autour du Brexit.

Dans cet environnement de défiance accrue, l'accord trouvé mercredi entre Rome et Bruxelles sur le budget italien n'a pas suffi à éclaircir le ciel des marchés.

Côté indicateurs, la croissance de l'activité manufacturière de la région de Philadelphie (nord-est des Etats-Unis) a marqué le pas en décembre pour le troisième mois d'affilée, contredisant les attentes des analystes.

  1. Euronext CAC40

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