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La Bourse de Paris confortée par les banques centrales

La Bourse de Paris confortée par les banques centrales
Salle de contrôle d'Euronext, l'opérateur de la Bourse de Paris, à La Défense, le 27 avril 2018ERIC PIERMONT

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La Bourse de Paris a clôturé sur une légère avance (+0,31%) jeudi, profitant de l'orientation plus accommodante adoptée ces derniers jours par la BCE et la Fed, qui a rassuré les investisseurs.

L'indice CAC 40 a gagné 17,12 points à 5.535,57 points, dans un volume d'échanges important de 4 milliards d'euros. La veille, il avait grappillé 0,16%.

"C'est une séance dans le vert à laquelle il fallait s'attendre après les propos de Jerome Powell hier" mercredi, même "s'il a fait moins fort que Mario Draghi sur les marchés", a commenté auprès de l'AFP Alexandre Baradez, un analyste de IG France.

Ainsi, bien qu'ils soient orientés positivement, nous n'assistons pas à "une explosion haussière sur les marchés", a-t-il complété.

Le président de la Réserve fédérale américaine (Fed) "a délivré un message, accommodant certes, mais potentiellement un peu moins que ce que certains intervenants de marché pouvaient espérer", a expliqué M. Baradez.

"Quand on regarde les projections de la Fed, seule la partie inflation est revue à la baisse", ce qui signifie que la Banque centrale américaine, "dans sa description de l'économie, est toujours confiante sur la croissance et pour l'emploi", selon lui.

"Les incertitudes entourant les perspectives se sont clairement accrues depuis notre dernière réunion", a résumé mercredi soir le patron de la Fed Jerome Powell, à l'issue d'une réunion de deux jours, en évoquant les effets de la guerre commerciale. Il y a donc plus d'arguments en faveur d'une politique monétaire "un peu plus accommodante", a-t-il jugé.

Le président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi, s'était aussi montré accommodant en affirmant mardi que des "mesures de relance supplémentaires seraient nécessaires" si l'inflation continuait de s'éloigner de l'objectif de l'institut.

Toutefois, "pour que les marchés aillent beaucoup plus haut, il faudra que les banques centrales tiennent leurs promesses", a souligné M. Baradez.

Sur le front des valeurs, les titres parapétroliers ont profité du rebond des cours au moment où "les tensions avec l'Iran ressurgissent", a indiqué M. Baradez, à l'instar de Vallourec, qui a bondi de 6,82% à 2,44 euros.

Renault est monté de 0,49% à 54,85 euros. Le groupe a annoncé avoir trouvé un accord avec Nissan sur la représentation du constructeur automobile français dans la nouvelle gouvernance de son partenaire japonais.

Natixis a en revanche été pénalisé (-11,76% à 3,48 euros) par les questions autour de la liquidité de certains actifs d'un fonds qu'il contrôle, H2O allegro, qui ont conduit le groupe d'évaluation financière Morningstar à en suspendre la notation. La banque a indiqué dans un communiqué que la liquidité et la performance des fonds de H2O n'étaient "aucunement" remises en cause.

Le reste du secteur bancaire était également mal orienté, sur fond de taux d'intérêt très bas. BNP Paribas a reculé de 1,91% à 41,42 euros, Société Générale de 1,47% à 21,73 euros et Crédit Agricole de 2,93% à 10,44 euros.

EDF a perdu 3,40% à 11,65 euros alors que le groupe va devoir réparer des soudures difficilement accessibles de l'EPR de Flamanville (Manche), ce qui va occasionner de nouveaux retards pour ce très coûteux chantier.

  1. Euronext CAC40

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